Il s’agit de députés, de sénateurs, d’anciens ministres, de maires, de policiers, d’économistes, de professeurs, de psychiatres, de médecins, de militants… Au total, 70 personnalités ont lancé un appel pour la légalisation du cannabis en France dans une tribune publié par L’Obs ce mercredi 19 juin.

« Pourquoi nous voulons légaliser le cannabis », titre le média français sur son site internet. L’article s’accompagne d’une photo de la Une de ce magazine hebdomadaire, couverte de feuilles de cannabis, et barrée d’une revendication : « Légalisons-le ».

« En matière de cannabis, le tout-répressif ne marche pas. Alors sortons de cette politique coûteuse et inefficace », plaide le magazine, dont la circulation se chiffrait à quelque 359 000 copies en 2016. L’objectif de cette initiative : « La protection des mineurs, la sécurité et la santé publique ».

« Loi totalement inefficace ».

L’ensemble des personnalités plaident pour « en finir avec le statu quo », réclamant la légalisation du cannabis thérapeutique et récréatif.

La tribune revient sur la position avant-gardiste adoptée par le Canada, l’Uruguay et des Etats d’Amérique. Trouvant que « la France est à la traîne ». Et d’ajouter : « (La France) s’arc-boute sur une loi répressive datant de 1970, totalement inefficace puisque nous sommes le pays de l’Union européenne où la consommation est la plus élevée ». 

L’article souligne que, malgré la pénalisation, le cannabis a déjà été consommé par un Français adulte sur deux. Et que sa dangerosité est moindre que « l’alcool » ou encore « le tabac ». Sans compter les engorgements « inutiles » imposées aux « magistrats et policiers » à travers la prohibition.

Dans un deuxième article – « Légalisation du cannabis : c’est le bon moment ! Voici pourquoi » – L’Obs évoque en plusieurs points les raisons soutenant un assouplissement des lois. « L’opinion publique est désormais favorable à la légalisation », observe l’hebdomadaire.

« Quand la France acceptera-t-elle de regarder la réalité en face, de faire preuve de pragmatisme, face à cette impasse ? Les pouvoirs publics doivent agir. Et vite », conclut L’Obs.