French far-right politician Marion Marechal delivers a speech during the "Convention de la Droite" in Paris on September 28, 2019. (Photo by Sameer Al-Doumy / AFP)

L’ancienne députée française d’extrême droite Marion Maréchal a annoncé mardi qu’elle n’avait « pas l’intention d’être candidate à la présidentielle de 2022 », après une réunion samedi organisée par ses proches qui a nourri les spéculations sur son éventuel retour en politique.

Petite-fille de Jean-Marie Le Pen, fondateur du parti d’extrême droite Front National (devenu Rassemblement National, RN), Marion Maréchal, officiellement retraitée de la politique à l’âge de 29 ans, mais qui ne manque jamais de la commenter, a souhaité apporter « une clarification ».

« Je me suis associée à une démarche qui me paraît nécessaire: réfléchir, dialoguer, casser les digues partisanes. Pour autant, je n’ai pas l’intention d’être candidate à la présidentielle de 2022 », a écrit sur Twitter la nièce de Marine Le Pen, présidente du RN, qui a été agacée par les dernières initiatives de Marion Maréchal.

Marine Le Pen, qui avait déjà jugé que Marion Maréchal, qui a toujours sa carte au RN, était « un peu jeune » pour représenter le parti en 2022, avait demandé aux cadres de son parti de ne pas participer à la réunion de samedi.

Marion Maréchal, qui a renoncé à l’exercice d’un mandat pour diriger une école de sciences politiques à Lyon (centre-est de la France) depuis l’échec de sa tante au second tour de la présidentielle de 2017, considère que l’effondrement du parti de droite Les Républicains aux élections européennes (8,5% des voix) est « une opportunité » pour « ancrer dans un avenir commun » droite et extrême droite.

Elle s’est réunie avec ses proches, dont le polémiste Eric Zemmour, samedi à Paris en quête d’une « alternative » conservatrice au président français Emmanuel Macron. Mais la réunion s’est muée en une virulente dénonciation de l’islam et d’un « grand remplacement » supposé de la population française majoritairement blanche et chrétienne par des immigrés musulmans.

« Les jeunes Français vont-ils accepter de vivre en minorité sur la terre de leurs ancêtres ? », avait notamment demandé Eric Zemmour à cette réunion.

Le parquet de Paris a annoncé mardi l’ouverture d’une enquête pour « injures publiques » et « provocation publique à la discrimination, la haine ou la violence » après les propos de M. Zemmour, déjà condamné pour provocation à la haine religieuse.

La réunion avait été conclue par la commentatrice politique conservatrice Candace Owens, grand soutien du président américain Donald Trump.

are/ggy/thm/mba