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L’humoriste français Franck Dubosc est de retour pour un unique spectacle, intitulé “Fifty Fifty”, le 4 mai au Centre Swami Vivekananda, à Pailles. Il annonce déjà la couleur : « C’est tout sauf un spectacle sur la cinquantaine. Je l’ai écrit il y a plus d’un an et demi et, forcément, mon spectacle a évolué. Moi, je suis un enfant dans un corps d’adulte. » Rencontre avec l’artiste au Royal Palm, à Grand-Baie.

Charmant comme d’habitude, mais avec un côté moins séducteur, et pour cause… il est père et marié. Allez, une petite note pour la route, Franck Dubosc reconnaît qu’il a été « à la fois dragueur et mythomane », mais aujourd’hui ce sont ses enfants et sa femme d’origine libanaise qui le « font fondre ». Ce qui a engendré, dit-il, un beau choc de cultures. « Un de mes fils est fan de football, plus précisément du footballeur Mbapé. Il me demande “pourquoi je ne suis pas noir” et je lui dis de demander à ma femme. Mes deux fils sont fans de toutes les cultures. » Quand il parle du regard de ses enfants sur ses spectacles, Franck Dubosc relate que lorsqu’il les voit via Skype, lors de ses tournées, il leur recommande de ne pas dire de gros mots. « Le petit, lui, a décidé de le faire dans son style en me disant : “connard” ! »

Franck Dubosc n’a pas peur de vieillir ni de devoir un jour partir à la retraite. « Je reconnais que je ne passe pas assez de temps avec mes enfants. Je devrais plus me calmer. Si j’arrête de travailler, ce sera juste une pause et je reprendrai dans 20 ans. » De Maurice, il garde une pensée très flatteuse : « Vous, les Mauriciens, vous savez recevoir. Venir à Maurice, cela coûte très très cher. Le soleil, il n’en manque pas. Mais votre accueil, personne ne l’a. » Il promet qu’au cours de son spectacle, “Fifty Fifty”, le 4 mai, il fera quelques petits clins d’œil à notre île. « Dans chaque endroit, j’apporte toujours quelque chose de local. Je ne vais pas parler kreol, mais je m’inspirerai d’autres choses. »

Pour revenir à son spectacle, il concède qu’il parle beaucoup de ses enfants. Et cite au passage sa reconversion comme réalisateur. « Georges Clooney m’a dit à ce sujet : “Être réalisateur, c’est bien. Il y a des rôles qu’on ne pourra plus faire que derrière la caméra. » Il s’attelle d’ailleurs à l’écriture d’un scénario tournant autour d’un père ayant abandonné sa fille quand elle avait huit ans et qui, se sentant malade, va la retrouver en s’inscrivant comme élève à son cours de danse. Revenant à son personnage dans “Fifty Fifty”, Franck Dubosc reconnaît avoir perdu de sa verve de dragueur, mais il glisse quand même quelques sous-entendus. « Je dis dans mon spectacle qu’on ne dit plus assez “Je t’aime”, sauf quand je fais l’amour. Encore que ma femme n’est pas toujours là… Je parle aussi de plein de choses intimes de l’homme amoureux, de l’homme papa. »

Quand on lui pose des questions sur l’accueil de “Fifty Fifty” auprès des Français, il dira : « À chaque fois, je me rends compte que “Fifty Fifty” est mon premier spectacle le plus à terre. Pas d’adaptation à faire, et surtout le public me connaît mieux. » Il concède aussi que pour garder jusqu’au bout la trame de son spectacle, il commence par la fin. « Mes fins de spectacle ont toujours été des lettres envoyées. Je commence toujours par un moment un peu tendre avant d’enchaîner. J’ai écrit “Fifty Fifty” sans technique, juste en pensant à mes enfants. » Franck Dubosc reconnaît ne pas avoir un style propre à lui : « Mon humour à moi, il a un peu évolué avec le temps, car ma femme a enlevé toutes les vulgarités. Mon humour est universel, celui de tous les jours, avec l’humain au centre. Si j’avais une communauté, ce serait l’être humain. »

Serait-il partant pour une fusion de la chanson et de son humour ? À cela, Franck Dubosc répond : « Je chante mal, mais il y aura bientôt une surprise avec Patrick Fiori. » Pour ce qui est de la possibilité de partager la scène avec une humoriste, il répond : « J’adorerai travailler avec Florence Foresti évidemment. » “Fifty Fifty” est d’ailleurs un spectacle qu’il dédie aux femmes. Les billets sont en vente chez Immedia et Otayo à partir de Rs 700. Les places “Gold”, elles, sont disponibles sur Marideal.