Même si le député mauve de la circonscription N°20 Franco Quirin a accueilli favorablement, « sous réserves », certaines mesures prises dans le budget 2012 dans le domaine sportif, il déplore toutefois le désordre indescriptible qui règne.
« Cela est sans doute dû aux nombreuses promesses non tenues par le ministre, non pas durant ces onze derniers mois, mais depuis qu’il a été installé dans le fauteuil de ministre de la Jeunesse et Sports. Nous sommes tous aujourd’hui sous l’impression qu’il y a une cassure qui s’est opérée entre le MJS et le mouvement sportif. Car, après les JIOI, il a été triste de constater que beaucoup de sportifs ont été privés de compétitions internationales », a martelé l’intervenant mauve vers les 23h.
Tout en affichant sa satisfaction sur l’octroi de six bourses sports-études aux sportifs mauriciens à travers le Trust Fund For Excellence in Sports (TFES) de même qu’une hausse du budget de ce même organisme, il s’interroge comment cette démarche sera pérennisée et aussi quels seront les critères de sélection. « Il serait important que l’allocation de ces bourses se fasse dans la transparence la plus totale », soutient-il.
Par ailleurs, il a fait remarquer que les dotations budgétaires pour 2012 sont très loin de celles auxquelles le monde sportif s’attendait. « Dans le fond comme dans la forme, le monde sportif va se retrouver dans la même situation que celle de 2010 et peut-être même pire. » Avant d’ajouter : « Pourquoi les fonds du CSR ne sont pas accordés à toutes les fédérations et aux clubs de l’élite indistinctement and not to a few only, comme c’est le cas actuellement ? C’est inconcevable. »
Franco Quirin a évoqué le flou entourant les amendements de la Sports Act, l’institution de la Commission d’arbitrage sur le sport et du National Council for Drug Free Sports de même que le retard pris dans la construction de l’Institut national du Sports ainsi que la rénovation du stade Camp du Roi à Rodrigues.
Le député mauve a également demandé où en sont les différents projets d’infrastructures, notamment le stade national dans le Sud ainsi que la rénovation du stade George V. « Doit-on déduire que ces infrastructures resteront au stade de projet de faisabilité ? Il est clair que ce ne sont que des effets d’annonces », a-t-il ajouté.
Franco Quirin a souligné que la guerre de pouvoir, l’autodestruction et les disputes à n’en plus finir démontrent « que notre mouvement sportif est en décrépitude. » « Le mal qui ronge le sport mauricien se situe au niveau de l’incompétence de certains décideurs à pouvoir identifier les vrais problèmes et trouver les solutions appropriées », a-t-il conclu.