Présent aux Seychelles pour apporter son soutien aux athlètes mauriciens engagés dans ces 8es Jeux des îles, le député de l’opposition Franco Quirin s’est laissé aller au jeu des questions-réponses du Mauricien. Dans ses propos, on constate de la satisfaction chez le responsable du dossier sport au sein du MMM. Franco Quirin parle aussi de la solidarité qui existe dans le camp mauricien.
Franco Quirin, vous êtes aux Seychelles depuis le début des compétitions. Comment vivez-vous ces JIOI ?
Intensément, dans la mesure où je fais de mon mieux pour assister à toutes les compétitions qui sont au programme. Je suis surtout content d’avoir pu assister à de belles victoires mauriciennes, notamment en natation, judo et badminton où Maurice a gagné des médailles d’or.
Justement, comment voyez-vous la performance du Club Maurice à ce jour ?
Il ne fait pas l’ombre d’un doute que le Club Maurice se comporte bien en général. Il y a dans certaines disciplines comme la natation et la boxe des progrès considérables qui ont été faits. À l’heure où nous sommes, la natation a gagné huit médailles d’or dont un doublé en handisport. C’est pour vous dire que par rapport aux pays de la région, nous sommes en train de rattraper notre retard. Maintenant, il s’agit de continuer sur cette lancée. Pour la boxe, il est une évidence que la politique de formation au sein de cette discipline porte ses fruits. En badminton, la lutte a été certes serrée, mais il y a la satisfaction d’avoir remporté deux médailles d’or. Après avoir donné des sueurs froides, heureusement que le Club M s’est ressaisi et sa victoire 2-0 contre les Comores donne une lueur d’espoir d’une place sur le podium. Je suis un peu déçu du judo, car j’avais cru comprendre de part les propos de l’entraîneur avant le départ pour les Seychelles que la moisson serait bonne. Cependant, j’ai constaté qu’au sein de cette équipe de judo des jeunes comme Jonathan Charlot et Annabelle Laprovidence, voire même Christiane Legentil, ont un avenir prometteur si on leur donne les moyens de réussir.
Il n’y a pas que ces disciplines qui vous ont impressionné…
Vous avez parfaitement raison, car il faut aussi souligner la belle perf des basketteuses qui ont gagné deux matches et se retrouvent en demi-finales. C’est sans aucun doute un exploit, surtout qu’elles ont réussi aux Seychelles où, pour rappel, nos filles se sont fait massacrer en 1993. Je salue aussi au passage l’autre exploit du jour qui est celui du tennis de table, où Maurice a gagné les deux compétitions en équipes.
Après trois journées de compétitions, Maurice a remporté 17 médailles d’or, pensez-vous que le Club Maurice sera meilleur que 2007 ?
Tout laisse croire que oui, mais la compétition n’est pas encore terminée. Moi, je suis de tout coeur avec ces sportifs qui sont en train de mouiller leur maillot pour Maurice.
Durant toute la préparation pour ces Jeux, il y a eu une pression constante qui a été exercée sur les athlètes d’abord par le ministre des Sports, puis par vous-même avec vos questions à l’assemblée nationale. Pensez-vous que cette pression était nécessaire ?
Je pense que, dans une certaine mesure, cette pression était nécessaire puisqu’aujourd’hui il y a des résultats. Je crois qu’il était primordial que tout le monde prenne conscience de l’importance des Jeux des îles. Je peux dire, sans risque de me tromper, que ces Jeux sont une occasion de mesurer la santé du sport. Il va sans dire aussi qu’une évaluation sera nécessaire une fois les compétitions terminées et on saura si notre sport a progressé.
Vous vous êtes déjà fait une idée de cette santé du sport mauricien ?
Je crois que c’est un peu tôt pour faire le diagnostic. Laissons les compétitions se terminer.
Comment voyez-vous l’organisation des JIOI aux Seychelles ?
Les Seychellois nous ont grandement étonnés par ce qu’ils ont proposé pour la cérémonie d’ouverture. Une fois de plus, ce pays a confirmé son engagement pour la culture, sa musique et pour l’art. Le show culturel que les Seychelles a proposé a été à la hauteur des espérances, d’autant plus que beaucoup de jeunes artistes ont été utilisés.
Qu’est-ce qui vous a le plus impressionné depuis votre arrivée dans l’archipel ?
La solidarité qui existe dans le camp mauricien. À chaque fois que les médailles ont été obtenues, le soutien du public a été important.