Le Morne peut comme Robben Island avoir une dimension universelle et peut non seulement être un centre d’union pour toutes les communautés mais peut également être à la base de la construction d’identité à Maurice. C’est le postulat de François Odendaal, expert en patrimoine mondial, qui était à Maurice cette semaine pour finaliser le deuxième plan de gestion du paysage culturel du Morne, deuxième site mauricien après l’Aapravasi Ghat classé patrimoine mondial de l’Unesco. Il a présenté samedi à la presse les grandes lignes de ce plan qui comprend également le Lagoon Management Plan. Le plan sera soumis à l’Unesco d’ici la fin de février après avoir été éventuellement validé par le conseil des ministres.
Vous venez de présenter le nouveau plan de gestion. Quel est votre sentiment ?
J’ai constaté un changement considérable d’attitude de la part des autorités par rapport à cinq ans auparavant. Je suis convaincu qu’il sera difficile aujourd’hui de voir un ministre, un officiel ou un politicien se prononcer contre le site du Morne. Il y a cinq ans il y avait plus de division.