Le prochain congrès du Conseil International des Études Francophones 2013 se tiendra à Maurice du 9 au 16 juin 2013. Le lieu a valeur de symbole car c’est la première fois que ces rencontres universitaires et littéraires se tiennent dans l’hémisphère sud. Il faut dire que la présidente de l’organisation, la mauricienne et canadienne Eileen Lohka, s’est battue pour ce projet dès son accession à son poste en 2011. Voté en assemblée générale en 2011, le choix du lieu a été entériné le mois dernier au congrès de Thessalonique.
Le Palais des Congrès de Grand-Baie accueillera le prochain congrès du Conseil International des Études Francophones (CIÉF) sous le thème générique cher aux écrivains et lecteurs de la région ainsi qu’à l’ensemble de la communauté francophone « Île Maurice : caray de l’inter/et du transculturel ». Les appels à contribution auprès des chercheurs en littérature sont lancés sous ce thème et cette manifestation permettra de donner la vedette aux écrivains de Maurice et de la région qui vivent ici. À chacune de ses éditions, ce congrès oeuvre en ce sens, mettant en valeur les différents aspects de la francophonie et des français pratiqués à travers le monde. À Thessalonique, le dernier congrès a inscrit dans ses séances plénières les thèmes et créateurs du pourtour méditerranéen qu’ils viennent d’Europe, du Proche Orient ou du Maghreb.
Depuis que le CIÉF a été créé en 1987, aucun de ses congrès annuels ne s’est tenu dans l’hémisphère sud. S’il existe peut-être plus de francophones dans l’hémisphère nord, cet aspect paraît étrange d’un point de vue symbolique, comme nous l’explique Eileen Lohka : « Ça me choque car nous passons notre temps à vouloir briser les hégémonies et à mettre en avant la valeur des français qui sont parlés dans le monde entier. Ça m’horripilait de voir que chaque année depuis les débuts, nous demandons aux gens et aux pays qui ont le moins d’argent de faire le déplacement pour notre congrès. Quand je suis arrivée à la présidence de l’organisation, je n’ai pas mâché mes mots à ce sujet. Même si c’est encore dans l’hémisphère nord, le congrès qui s’est par exemple tenu en Guyane en 2007, a été tout à fait extraordinaire. » Ananda Devi y avait d’ailleurs reçu le prix du CIÉF et avait été à ce titre l’invitée d’honneur du congrès.