L’Institut de la francophonie pour l’entrepreneuriat s’est affirmé au fil des années comme un pôle d’expertise en entrepreneuriat dans les économies en développement, a  affirmé hier le directeur sortant de l’IFE Gérard Lemoine à une cérémonie organisée en son honneur. Il quitte le pays le mois prochain après avoir dirigé l’institut ces huit dernières années.
L’IFE a démarré ses activités à Maurice en 1999. Il propose une formation diplômante et professionnalisante en entrepreneuriat ouverte aux professionnels mauriciens et étrangers. Chaque année, il reçoit des étudiants venus d’une vingtaine de pays du Sud. La mission de l’IFE consiste à former des entrepreneurs et des experts en entrepreneuriat, à assurer la diffusion de la culture entrepreneuriale dans l’espace francophone et à apporter de l’expertise aux établissements d’enseignement membre de l’AUF dans le champ de l’entrepreneuriat. Il est membre du réseau des instituts francophones de l’Agence universitaire de la francophonie.
Comme l’a souligné Gérard Lemoine dans son discours de circonstance hier, l’IFE a formé quelque 420 experts en entrepreneuriat dans 28 pays du sud. Le taux moyen de création d’entreprises est de 40 %. 50 % des diplômés viennent de la région de l’océan Indien, notamment Madagascar, Maurice et Comores. Les autres viennent des Caraïbes, du Maghreb, de l’Afrique de l’Ouest, de l’Afrique centrale, de l’Asie du Sud-Est.
Gérard Lemoine ne cache pas sa fierté que les experts formés à l’IFE jouent un rôle majeur dans le développement de leurs pays. « Ils sont aussi des acteurs de la diffusion de la culture entrepreneuriale sur lesquels nous nous appuyons, notamment pour le fonctionnement de l’Incubateur virtuel de la francophonie pour l’entrepreneuriat (IVFE) », a-t-il fait comprendre.
Pour Gerard Lemoine l’IFE s’affirme aujourd’hui comme un pole d’expertises en entrepreneuriat dans les économies en développement. « Cet expertise est reconnue et sollicitée par les universités membres de l’AUF par les ministères, par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et d’autres organisations internationales.
Le conseil d’administration de l’IFE est présidé par Michel de Spéville. L’institut est soutenu par un consortium d’établissements, dont l’université catholique de Louvain en Belgique, l’Institut francophone d’administration et de gestion de HEC Monréal ainsi que l’université Laval du Canada, l’université Montesquieu Bordeaux lV, l’Université de Maurice, l’Université de La Réunion et l’Institut national des sciences comptables et des administrations d’entreprises de Madagascar.
Dans une brève intervention hier, Michel de Spéville a insisté sur le fait que l’objectif de l’IFE est d’assurer une formation pour ceux qui ont l’ambition d’entreprendre. Pour le président de l’IFE, si le poids du sucre dans l’économie est passé de 99 % du PIB au moment de l’accession du pays à l’indépendance à quelque 2 à 5 % du PIB aujourd’hui, c’est largement grâce aux entrepreneurs mauriciens.