Cinq Mauriciens et un avoué font l’objet de la plainte civile. L’avoué est accusé de n’avoir pas suivi les instructions et d’avoir agi contre les intérêts du Suisse.

L’homme d’affaires suisse Eric Freymond réclame plus de Rs 3 Mds à un businessman mauricien, quatre autres Mauriciens et un avoué, à qui il reproche de l’avoir arnaqué de plusieurs milliards de roupies suite à un projet d’investissement.

Dans la plainte rédigée par l’avoué Preetam Chuttoo, Jensee Sabapathee, agissant pour le compte du Suisse en tant que proxy, réclame cet argent en son nom et revient sur toute cette affaire. Il soutient que le Suisse avait prêté de l’argent à un couple mauricien et que ce dernier devait investir l’argent et le rembourser par a suite. Les défendeurs devront se présenter en Cour suprême le 23 janvier.

Cette affaire remonte à 2017. Selon Jensee Sabapathee, Eric Freymond s’est dit victime d’une fraude à hauteur de Rs 3 milliards. Une plainte en ce sens a déjà été déposée devant le CCID et à l’ICAC. Eric Freymond soutient que Ramalingum Rungassamy et son épouse lui avaient emprunté de l’argent et signé un accord de protocole. Il était convenu que le couple investirait cet argent et rembourserait à M. Freymond « les fonds qui lui reviennent de plein droit ».

Dans un deuxième protocole d’accord signé, le couple avait concédé être endetté à hauteur d’une somme de 87 millions suisses, soit plus de Rs 3 Mds. Or, le couple mauricien accuse maintenant un officier de la banque, Ramen Sawminaden, d’avoir pris cet argent et de les avoir escroqués avec la complicité de cinq autres personnes, dont un avoué qui fait déjà l’objet d’une plainte formelle devant la Mauritius Law Society.

Eric Freymond, dans sa plainte, explique qu’il y a eu « swindling, embezzlement et making use of false documents ». Le couple mauricien dit avoir rencontré Ramen Sawminaden en 1989 alors que ce dernier travaillait à la State Bank de Curepipe.

Le banquier avait l’habitude de conseiller le couple sur leurs investissements et était rémunéré à cet effet. Quant à l’avoué, le Suisse lui reproche d’avoir agi contre les instructions de son client et à son détriment. Les défendeurs devront se présenter en Cour suprême le 23 janvier 2020.