L’Association Travailleurs Transport Autobus (ATTA), l’United Service Employees Union (UBSEU) et la Bus Industry Traffic Officers’ Union (BITOU) ont finalisé leur mémorandum à présenter au ministre des Infrastructures publiques et du Transport. Ces trois syndicats insistent sur un accord tripartite écrit garantissant leur sécurité et conditions d’emploi.
Le mémorandum des syndicats constituant le front commun des travailleurs du transport a été préparé par leurs conseillers légaux. L’ATTA, l’UBSEU et la BITOU s’alignent ainsi sur la même position que l’UBIW pour un accord tripartite signé par les représentants des travailleurs du transport, les compagnies d’autobus et le gouvernement. La porte-parole de front, Gessyika Frivet, rappelle : « Nous avons demandé des garanties écrites dès le départ. Nous ne pouvons nous fier à des paroles car il s’agit de l’avenir de milliers de travailleurs du transport. Le ministre a parlé de 500 travailleurs pour chaque 100 bus, mais nous disons que c’est beaucoup plus. »
Cette dernière dit également prendre bonne note que tous les syndicats du transport vont dans la même direction. « C’est après nos efforts que cette rencontre du 24 août a été programmée, mais si nous sommes tous en faveur d’un accord tripartite, c’est bon signe. Le contraire aurait été très inquiétant. D’ailleurs, nous sommes tous là pour oeuvrer dans l’intérêt des travailleurs. » Elle ajoute que si le gouvernement peut donner des garanties concernant les fonds nécessaires pour la mise en place du projet Metro Express, « il peut aussi en donner par écrit » pour les travailleurs du transport.
En revanche, Gessyika Frivet dit regretter les propos du Premier ministre, Pravind Jugnauth, à l’égard de ceux menaçant d’entamer une grève de la faim contre le métro. « Je trouve que c’est malheureux qu’un Premier ministre parle ainsi des petits travailleurs, qui ne font que lutter pour leurs droits. Nous avons évoqué la grève en dernier recours après avoir attendu un vain une rencontre avec le ministre du Transport. Ce n’est qu’au dernier moment que nous avons obtenu cette rencontre. » Et d’ajouter que le front commun « n’est pas pour autant intimidé par ces menaces » et « prendra la décision qu’il faut » à la lumière des discussions avec les autorités.