Pour le leader du FSM, c’est « un coup d’État constitutionnel pur et simple » que les deux leaders politiques que sont Navin Ramgoolam et Paul Bérenger ont concocté pour la population. S’exprimant au cours d’une conférence de presse ce matin, Cehl Meah a estimé que l’alliance entre le Ptr et le MMM a été « commanditée par le secteur privé » et que « le FSM veut d’une alternance crédible qui rassemblera les 33% des créoles, les 17% de musulmans et les 7% de tamouls que compte la population mauricienne ».
« La population n’a pas encore dit son dernier mot. Dieu n’aime pas les dictateurs. Dans nombre de pays, la population a envahi le Parlement pour réclamer ses droits. Ce ne sera pas drôle que cela arrive à Maurice aussi », a déclaré le leader du FSM. Selon lui, la démarche de constituer une alliance entre ces deux partis n’est pas nouvelle. « Elle a été commanditée par le gros capital et nous la dénonçons. Car nous ne sommes pas d’accord qu’ils commettent un tel crime contre la population », a-t-il dit.
Cehl Meah dit encore que ses « mains sont libres », affirmant qu’il prendra les devants « pour rallier les communautés minoritaires dans le pays, y compris Ivan Collendaveloo, pour monter une alliance crédible ». À la population, le leader du FSM dit encore : « Si ou pa dakor avek skandal, pran ou destin dan ou lamin. » Un appel a également été lancé au leader du PMSD, Xavier-Luc Duval, et à celui du MMSD, Eric Guimbeau, pour qu’ils reprennent « leurs responsabilités devant l’histoire ».
Cehl Meah dit attendre la reprise des travaux parlementaires pour voir comment le leader  du MMM, Paul Bérenger, « va s’y prendre pour défendre Navin Ramgoolam » suite à une PNQ posée par un autre leader de l’opposition au Premier ministre sur les « scandales qui rongent le gouvernement travailliste ».