La lutte syndicale bat son plein à la Fédération des Syndicats du Service Civil en vue de la composition du prochain bureau exécutif avec des élections sur une note discordante prévues ce jeudi. Deux équipes, l’une menée par le président sortant Narendranath Gopee et l’autre par le tandem Parmanand Lallchand et Jackie Kamanah, se livrent à une bataille sans merci avec des allégations de part et d’autre. La tension risque de monter d’un cran en début de semaine au sein de cette centrale syndicale avec une mise en demeure servie au syndicaliste Gopee par ses adversaires.
Les sources syndicales approchées par Week-End indiquent que cette “legal notice” sera servie dans les meilleurs délais, soit fort probablement demain, à Narendranath Gopee. Dans ce document, les adversaires directs du président affi rment que l’actuel secrétaire général de la fédération, Jackie Kamanah, ne peut exécuter ses tâches convenablement en marge des élections. Deuxièmement, le groupe mené par Parmanand Lallchand et Jackie Kamanah soulignera dans cette mise en demeure qu’il conteste la décision de Narendranath Gopee de rejeter la candidature d’une déléguée de l’association des Welfare Offi cers car il la soupçonne d’être doublement affi liée. D’autres candidatures furent également rejetées, mais suite à des avis légaux et à la décision de la Registrar of Associations, elles ont été acceptées. L’objectif derrière cette mise en demeure adressée à l’intention de l’actuel président, explique Jackie Kamanah, est de donner la possibilité de contester les résultats de ces élections devant la Cour suprême sur les points avancés.
Ainsi les attaques de l’équipe “The Revivals “ à l’encontre de Narendranath Gopee se poursuivent de plus belle à pratiquement la veille des élections avec ses performances en tant que président de la fédération jugées comme exécrables. “Nous estimons qu’il est très malheureux qu’à la veille des élections, le président actuel ait adressé une lettre expresse à notre candidat Parmanand Lallchand qui se présente à la présidence lui défendant de faire des déclarations de presse sous peine de sanctions. Gopee a toutes les cartes en main et se sert du fonctionnement de la fédération. Si ce n’est pas une manoeuvre autocratique, l’on se demande ce que c’est…”, indique Nigel Valaydon de la Port-Louis Harbour & Docks Workers Union qui est un syndicat affi lié à la FSSC.
De son côté, Narendranath Gopee rejette en bloc toutes les accusations proférées à son encontre et affi rme qu’il n’a jamais rejeté les applications des candidatures, mais que d’après les règlements de la Fédération, il était de son devoir de faire en sorte que tous les candidats potentiels s’y plient. “S’ils veulent faire croire qu’ils ont obtenu gain de cause auprès du Registrar of Assocations, sachez que ce n’est pas une victoire dans la mesure où leurs candidatures ont été acceptées dans un mood de fair play car il était dans mes prérogatives de rejeter certaines irrégularités. De plus, il n’y a jamais eu de lettre offi cielle ayant rejeté leurs applications”, a fait ressortir Narendranath Gopee dans une déclaration à Week-End.
“Toute décision est approuvée par le bureau exécutif. Je peux formuler des propositions, mais elles sont toutes débattues au niveau du bureau avant d’être avalisées. Or, c’est faux de dire que j’agis par moi. Si au cas un où des membres vont en dehors des limites des règlements, il est de mon devoir de les ramener à l’ordre et si cela veut dire que je suis un dictateur, oui je le suis”, conclut-il.