Les employés de l’Eastern Mix Ltd, situé à L’Aventure, se sont joints au mouvement de la Fédération des travailleurs unis (FTU) en vue de dénoncer la « violation » de leurs droits du travail. Dénonçant la « répression syndicale » dont ils se disent victimes, ils ont campé aux côtés d’Atma Shanto, président du FTU. C’était hier soir devant les bureaux du ministère du Travail, à Port-Louis.
Par cet acte symbolique, qui a pris fin à 5 h du matin aujourd’hui, la FTU – ainsi que les employés de l’Eastern Mix Ltd – ont souhaité attirer l’attention du public sur la « répression des droits syndicaux » qui, disent-ils, « prend de l’ampleur dans le secteur privé ». Se disant « la voix de la masse populaire », ces derniers sont revenus sur les transferts punitifs dont ils ont été victimes ou encore les divers actes de « chantage » commis envers les employés. Bissessur Jeewondatta témoigne. Travaillant depuis 6 ans dans cette compagnie de L’Aventure, ce dernier soutient avoir été « injustement licencié » en mars. « Mes employeurs ont eu vent de mon engagement syndical au sein de la FTU. Ils m’ont convoqué pour en connaître les raisons et ont tenté de faire pression afin que je quitte ce syndicat », explique-t-il. Selon ses dires, tout aurait commencé lorsqu’il a souhaité dénoncer les conditions de travail, lesquelles, selon lui, « laissent à désirer ». Rejoint dans ses propos par ses anciens collègues, M. Jeewondatta estime « injustifiée » sa convocation devant un comité disciplinaire dans cette optique. Dénonçant les divers transferts punitifs en ce sens, les employés de cette compagnie pointent du doigt les tentatives de « chantage ».
Atma Shanto, le négociateur des employés et président du FTU, rappelle que cette situation prend de l’ampleur dans divers entreprises du pays. Selon le syndicaliste, l’Employment Rights Act (ERiA) et l’Employment Relations Act (EReA) seraient responsables de ce déclin de la situation. Il considère que de tels actes sont engagés de la part des employeurs en vue de décourager les employés à rejoindre le corps syndical et de réduire considérablement leur représentativité au sein de l’entreprise.
Quant au récent scandale entourant la firme Appavou Holdings, la FTU déplore « le silence du ministère » du Travail. « Jusqu’à présent, le ministère ne s’est pas encore prononcé sur ce sujet. Nous avons fait parvenir des courriers, qui sont restés lettres mortes à ce jour. Nous ignorons si le ministère a initié une enquête en ce sens », lance le protestataire. Raison pour laquelle la FTU réclame la mise en place d’un Fact Finding Comittee (FFC) sur cette question. « Li inakseptab ki enn konpani pe sponsoriz kanpagn politik alor ki li pena kass pou pey so anploye », déplore-t-il.