Razun Jean Patrick Remond était poursuivi en cour de district de Port-Louis sous une charge de Smoking in Public. Il était accusé d’avoir fumé à la gare Jan Palach à Curepipe. Un policier lui avait donné une contravention l’informant qu’il n’avait pas le droit de fumer dans un endroit public. Le piéton avait plaidé non coupable soutenant qu’il n’était pas sous la gare mais en train de marcher lorsqu’il était en train de fumer. La magistrate Darshini Gayan a retenu la version de Razun Jean Patrick Remond, lui accordant ainsi le bénéfice du doute.
Les faits remontent au 1er juin 2013 à la gare Jan Palach à Curepipe. Le constable Gopal avait aperçu Razun Jean Patrick Remond en train de griller une cigarette en public. Le policier devait alors l’approcher et l’informer du délit avant de le prendre en contravention. Razun Jean Patrick Remond avait sur le moment soutenu qu’il n’était pas au courant. Lors de son interrogatoire le constable Gopal avait expliqué que l’accusé était en train de fumer sous la gare à côté de la lignée pour prendre l’autobus Express de Port-Louis et avait nié que Remond n’était pas sous un toit entouré du public. Il devait aussi nier le fait qu’il avait approché l’accusé pour un check de routine pour lui demander quelle marque de cigarette il consommait.
Razun Jean Patrick Remond avait pour sa part maintenu qu’il ne se trouvait pas « en bas la gare » et qu’il marchait lorsque le policier l’a approché. Ce dernier, ajoute-t-il, lui avait expliqué qu’il faisait une vérification d’usage pour savoir qu’elle marque de cigarette il fumait car il y avait des cigarettes qui se vendaient au marché noir et la police enquêtait sur ce sujet. Il avait plaidé non coupable. Après avoir analysé les deux témoignages, la magistrate est arrivé à la conclusion que le constable était un témoin crédible mais que l’accusé avait également déposé de façon claire et convaincante. Elle a ainsi accordé le bénéfice du doute à Razun Jean Patrick Remond. « I am satisfied that PC Gopal was a credible Witness, and he maintained his version throughout the Proceedings. The Accused denied the charge in a convincing manner, throughout the Proceedings, his testimony being clear and cogent. In light of the evidence on Record, having on the one hand the evidence of PC Gopal, and the sworn testimony of the Accused on the other, without any independent evidence, I find that the evidence is evenly balanced, and applying the principle set out in Goburdhun v The Queen [1956 MR 503], the Accused is given the Benefit of the Doubt », a-t-elle souligné.