La Football Coaches & Players Association (FCAPA) organise une Fun Run le 29 septembre entre la mairie de Quatre-Bornes et celle de Beau-Bassin/Rose-Hill afin de conscientiser le public sur l’importance d’assurer les athlètes.
Lors d’un point de presse hier, le président de la FCAPA, Michael Mootoosamy, a déclaré qu’il était grand temps pour que tous ceux concernés arrivent à trouver une solution afin d’assurer les athlètes en cas de blessures. Il a rappelé que les sportifs se sacrifient beaucoup au nom de leur pays et souvent, quand ils sont blessés, ils sont vite oubliés. Le président de la FCAPA a lancé un pressant appel à tous ceux qui veulent trouver une solution pour que les athlètes bénéficient d’une assurance valable.
« Il n’existe pas une politique d’assurance compatible aux sportifs. De ce fait, nous demandons qu’une asssurance adaptée soit réalisée afin que les sportifs puissent exercer en toute quiétude sachant qu’en cas de blessure ils seront couverts. Nous organisons une Fun Run le 29 septembre de la mairie de Quatre-Bornes à la mairie de BB/RH dans le but de conscientiser le public sur l’importance de notre juste revendication », a déclaré le président de la FCAPA.
Ce dernier a fait ressortir qu’il n’est pas dans l’intention de la FCAPA de dicter au ministère de la Jeunesse et des Sports, à la Mauritius Football Association ou encore aux autres fédérations ce qu’ils doivent faire mais plaide plutôt pour un travail collectif où chacun apporte sa contribution.
De son côté, Tony François, joueur-entraîneur de l’AS Rivière-du-Rempart, a souligné qu’une blessure entraîne parfois dans son sillage d’autres désagréments. « Une blessure peut déstabiliser le sportif au sein de sa vie familiale et aussi sur le plan professionnel. Maintenant, si la blessure est encore plus grave et que celle-ci nécessite un traitement poussé, le sportif doit trouver les moyens financiers appropriés pour se faire soigner », a-t-il indiqué.
Giovani Jeannot, ancien joueur international, a saisi la balle au bond pour faire ressortir que ce n’est pas au sportif blessé d’aller chercher des fonds pour organiser des concerts ou tout autre moyen pour récolter de l’argent afin de subvenir à ses soins médicaux. « Je parle par expérience, je connais la souffrance d’un sportif blessé et qui se retrouve isolé et qui ne sait quel chemin emprunter », a-t-il indiqué.
Loin de retourner le couteau dans la plaie, l’ancien attaquant international du Club M a blâmé au passage la MFA qui, selon lui, n’a pas su l’orienter après sa blessure survenue après un match contre l’Afrique du Sud. Il a expliqué que pendant deux bonnes années, il a tourné en rond puisqu’il n’avait personne pour le conseiller sur ce qu’il fallait faire.
« Entre-temps, la situation compromettait ma carrière de joueurs. Je pense que si j’avais un plan d’assurance valable, ma carrière de footballeur n’aurait pas été hypothéquée. Mais dommage, je ne pourrai pas jouer comme avant. C’est la raison pour laquelle notre association insiste pour que les dirigeants sportifs, quels que soient leur hiérarchie, prennent les mesures appropriées en faveur des athlètes », a ajouté Giovani Jeannot.
Thierry Collet et Didier Rouget, deux joueurs ayant mis un terme à leur carrière de footballeur en raison de blessures, étaient présents pour parler de leur expérience.