À ce matin, six suspects avaient été placés en détention policière dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Yoven Velangany, 28 ans, tué d’un coup de feu samedi à Petit-Verger, Saint-Pierre. Dans la journée d’hier, deux habitants de Saint-Pierre, Sadil Owaris et Zakir Shaktun, ont été appréhendés par les limiers de l’Eastern Division pour leur rôle dans la fusillade mortelle. De son côté, Vica Sansfaçon, recherché par la police depuis samedi soir, a pris la décision de se constituer prisonnier en présence de son homme de loi. Son frère Benjamin Sansfaçon est également Wanted dans cette même affaire de règlement de comptes meurtrier entre gangs rivaux.
Les deux habitants de Saint-Pierre ont été impliqués dans cette fusillade par des témoins oculaires, qui sont entendus par des enquêteurs de la CID Eastern Division et de la Major Crime Investigations Team sur le déroulement des incidents à Saint-Pierre samedi après-midi. Ils ont déjà comparu devant le tribunal de Moka pour le délit provisoire d’association de malfaiteurs.
La police a objecté à leur remise en liberté sous caution vu que l’enquête est toujours en cours et que leur sécurité pourrait être menacée, car des suspects courent toujours. Le principal reproche retenu contre ces deux suspects est qu’ils se sont rendus complices du meurtre de Yoven Velangany en indiquant la voie à la bande d’agresseurs voyageant à bord d’une dizaine de véhicules.
Le cas de Vico Sansfaçon est considéré comme étant plus grave. Son nom est cité par un Star witness du drame parmi quatre suspects en possession d’armes à feu et de sabres en première ligne lors de l’agression. L’interrogatoire de Vico Sansfaçon pourrait être confié à la MCIT après sa comparution devant le tribunal de Moka pour le délit aggravé de meurtre avec préméditation. L’arrestation de son frère est également présentée comme imminente, car une escouade a été constituée depuis le week-end en vue de l’arrêter.
De son côté, Jean-Philippe Harel, directeur de Body Guard Ltd, maintient son innocence dans cette affaire. Interrogé en présence de son conseil légal, Me Siddartha Hawaldar, hier après-midi, au QG de la MCIT, le suspect a maintenu sa version des faits relatifs à un alibi au moment du meurtre. Il affirme que vers les 17 heures, il s’était rendu au poste de police de Grand-Baie et que de ce fait, il ne pouvait être physiquement à Petit-Verger pour pointer une arme à feu sur la victime.
Jean-Philippe Harel, qui confirme une affaire de Bad blood entre le dénommé Robin Sourty et la bande à Mootoocurpen/Velangany, soutient que les allégations formulées sont gratuites et ne sont nullement fondées.
L’enquête policière se poursuit.