L’enquête sur la fusillade meurtrière de Petit-Verger du samedi 19 avril, avec une victime Yogen Velangani (23 ans), devra faire sa première Collateral Damage ». Un constable du Moka Detention Centre est dans le collimateur de la Major Crime Investigation Team (MCIT) pour le délit de tentative de « pervert the course of justice ». Il avait tenté de passer une Sim Card au suspect Robin Sourty, alors que celui-ci était incarcéré au Moka Detention Centre. D’autre part, après Jean-Philippe Harel, directeur de Body Guard Co. Ltd., c’est au tour de son frère Christo Harel de participer aujourd’hui à un exercice de confrontation et d’identification en compagnie d’autres suspects, en l’occurrence Sahib Oaris, Javed Diloo et Zair Shakun.
Le constable, qui a été transféré du Moka Detention Centre depuis l’incident de la Sim Card, pourrait être interpellé incessamment et inculpé provisoirement devant le tribunal de Moka. Initialement, quand il avait été interrogé au sujet de la présence de cette carte à puce pour téléphone cellulaire dans l’enceinte du Moka Detention Centre, le policier avait mis en avant en guise de parade qu’il avait ramassé cette pièce à conviction. Mais les enquêteurs de la police n’étaient nullement satisfaits de ces explications.
Des développements sont intervenus dans ce volet d’enquête dans la journée d’hier. Des limiers de la MCIT ont convoqué une proche parente du suspect Sourty pour une séance d’interrogatoire. Elle aurait fait comprendre aux hommes du chef inspecteur Gérard et de l’inspecteur Jokhoo que le policier incriminé l’avait approchée avec des instructions pour rapporter une Sim Card pour être remise à Robin Sourty. Elle a ajouté qu’elle avait exécuté les ordres et avait remis la carte de téléphone au policier en donnant des indications sur la date et le lieu de rendez-vous.
Cette proche de Robin Sourty pourrait participer à une parade d’identification en vue de tirer le policier avant que celui-ci ne soit appréhendé et ne comparaisse devant le tribunal de Moka. D’autres policiers, notamment ceux affectés au poste de police de Grand-Baie le samedi 19 avril, intéressent les enquêteurs de la police, notamment au sujet de l’alibi fourni par Jean-Philippe Harel.
En ce qui concerne l’enquête sur le meurtre de Yoven Velangani, tué à coups de balles devant sa résidence à Petit-Verger, la vitesse de croisière semble être atteinte. Dans la journée d’hier, Jean-Philippe Harel a été identifié par deux témoins, un ressortissant de Guinée, au nom de Bakary et Steven Mootoocurpen, qui était à côté de victime au moment du drame, et un suspect, Yannick Rivière. Cet exercice s’est déroulé dans les locaux de la MCIT.
Dans la matinée, Christo Harel, un des principaux suspects, présenté comme un des possibles tireurs sur la victime, participe à un nouvel exercice de confrontation avec trois suspects placés en détention policière, soit Sahid Oaris et Javed Diloo, accusés de complicité pour avoir donné des indications aux agresseurs quant à l’endroit où se trouvaient les cibles à Petit-Verger et un dénommé Zair Shakun.
Avec cette étape, la MCIT tentera d’établir la responsabilité du suspect Christo Harel, dans ce meurtre alors que les armes du crime, au total trois fusils de chasse, n’ont pas encore été retrouvées jusqu’ici.
L’enquête policière se poursuit.