La Police de l’environnement n’a pas chômé depuis le début de la campagne To G-T to TA-C (To zete to tase) le jeudi 3 mai. À hier, elle a verbalisé 168 contrevenants pour des délits de Illegal Littering et Illegal Dumping. Ces contraventions sont dressées indépendamment de celles de la Tourism Authority et de la police générale, qui pour leur part en comptent un peu moins de cent dans le cadre de la même campagne. La majorité des cas concerne les villes et agglomérations urbaines.
Durant cette campagne qui durera jusqu’à fin décembre, la police de l’Environnement passe à l’action tant dans des cas de personnes prises en flagrant délit que dans d’autres où le fauteur n’a pas été pris sur le vif. Par exemple, lorsqu’il s’agit de retracer le coupable d’un lieu public souillé par un déversement illégal d’ordures, la police initie une enquête dans le voisinage afin de retracer la personne. Les amendes varient selon la nature du délit pour toute première infraction. Aux termes de l’article 88 (Schedule 9) de l’Environment Protection Act, le déversement de déchets provenant de « any trade, business, industry, office » dans les réservoirs, lacs, cours d’eau, sur les berges de rivières, sur les plages ou dans la mer est punissable d’une amende de Rs 10 000.
Dans le cas de déchets autres que ceux mentionnés (ordures ménagères, mégots de cigarette, papiers gras, vieux frigo, matelas, etc.) jetés dans ces mêmes endroits, l’amende est de Rs 3 000. S’agissant des places publiques, des canaux et des drains, l’amende est de Rs 6 000 s’il s’agit de déchets industriels ou commerciaux, et de Rs 2 000 en cas d’ordures ménagères et autres. La récidive en cas de dumping illégal est passible d’amende de Rs 25 000 et d’une peine d’emprisonnement.
La campagne To G-T To TA-C est entreprise collectivement par les ministères du Tourisme, de l’Environnement et des Administrations régionales. Le travail de la police est cependant compliqué par deux aspects que ces autorités se doivent de prendre en compte pour des actions vraiment efficaces, estime une source de la Police de l’environnement. Le premier concerne le service de ramassage d’ordures irrégulier dans certaines villes et régions rurales, résultant en des déchets entassés durant des jours en bordure de routes. Le second a trait aux commerces qui ne disposent pas de dépôts d’ordures, en raison d’aménagements mal planifiés et de permis d’opération délivrés sans que cette condition soit respectée. Ces commerces, selon certains arrangements faits avec les collectivités locales respectives, entreposent alors leurs ordures sur le bas côté de la route en fin de journée pour être collectées par les camions de voirie. Dans ces cas précis, la Police de l’Environnement se trouve contrainte de composer avec ces manquements administratifs au niveau des collectivités locales urbaines et rurales.
Outre de faire respecter la loi, la Police de l’environnement entreprend parallèlement un travail de sensibilisation de la population lors de ses déplacements sur le terrain. Les plaintes du public peuvent être adressées à cette autorité sur les “hotlines” suivantes : le 210 5151 et le 210 5252. La Police de l’environnement précise toutefois être habilitée à enregistrer uniquement des plaintes concernant la pollution de la nature et des lieux publics.