Alors qu’il vient de fêter ses 90 bougies, Gabriel D’Argent agit toujours comme Scientific Officer au sein de la Mauritian Wildlife Foundation. Depuis 30 ans, il s’attelle à conserver la réserve de Mondrain, sur les hauts de Vacoas. Il nous accueille dans cet antre, qui est un peu comme sa deuxième maison.
Voilà trente longues années que Gabriel D’Argent rallie La Caverne à Vacoas et la réserve de Mondrain à bicyclette, environ quatre fois par semaine. Après avoir laissé son vélo à l’entrée, environ deux kilomètres de marche sur un terrain pentu l’attendent pour aller s’occuper de ses “bébés”. Peu enclin à parler de sa propre personne, il est très loquace lorsqu’il s’agit de disserter sur les résidents de la réserve. “C’est une réserve qui fait cinq hectares. On y dénombre 167 plantes à fleurs indigènes, ainsi qu’une vingtaine de fougères. La canopée est aujourd’hui formée principalement de mangliers verts. Cette espèce a la particularité d’avoir des fruits sessiles, ce qui veut dire qu’elle n’a pas de pétioles. Ces plantes exotiques dominaient autrefois les lieux et menaçaient la survie de la forêt indigène.”