La femme d’affaires et activiste du Parti travailliste Nandanee Soornack affirme tout ignorer des faveurs dans ses business dealings, dont elle aurait pu bénéficier de par ses connexions politiques avec le pouvoir. C’est ce qu’elle affirme dans un nouvel affidavit, juré hier, dans le cadre des débats devant le juge Bushan Domah, siégeant en référé, au sujet d’un Gagging Order contre les publications du groupe Le Mauricien et de La Sentinelle. Tout en concédant ses engagements politiques aux côtés du PTr au pouvoir, elle soutient qu’elle ne peut influer sur les affaires du pays au point de justifier une invasion de sa vie privée. Elle se déclare prête à faire face à toute enquête sur ses « business dealings ».
Nandanee Soornack repousse toute affirmation que ses initiatives et investissements en affaires auraient été favorisées en raison de sa proximité avec des personnalités politiques au pouvoir. « I aver that at no time have I benefited from any undue influence in respect of any dealings with State institutions », fait-elle comprendre par rapport aux allégations formulées par le leader du MSM Pravind Jugnauth lors de son interrogatoire marathon de 16 heures le 3 janvier dernier au Central CID.
Ce même point est repris en substance plus loin dans l’affidavit quand Nandanee Soornack avoue que « there is no order preventing the press from enquiring into my business dealings and I have no objection to an inquiry being made on my business dealings as I have nothing to hide and vigorously deny having benefited from any undue political influence ».Cette déclaration confirme la position adoptée par le directeur du groupe Le Mauricien, Jacques Rivet, qui affirme dans son affidavit que “the Judge’s ordre does not restrain the respondents (Le Mauricien and l’express from referring to the business activities of Nandanee Soornack”.
La femme d’affaires et activiste politique récuse les accusations de Pravind Jugnauth à son encontre. « In regard to the allegation of Honourable Pravind Jugnauth that I have obtained favours from the Prime Minister, I aver that this allegation belongs to the fantasy world of a politician and has no actual factual basis », trouve-t-elle en soulignant que la teneur de la déposition du leader du MSM au Central CID n’a aucune incidence sur l’affaire de Gagging Order.
Nandanee Soornack s’appesantit sur sa vie privée car elle est d’avis que « I am not a public figure and the fact that I was a political agent of the Labour Party for the last municipal elections does not make me a public figure. At any rate even a poltical agent is entitled to his/her private life not being invaded ». Elle ajoute que « though I am an agent of a political party I am not a public figure whose influence radiates in the public affairs of the country as to warrant an intrusion in my private life ».
Poursuivant dans la voie de la protection de sa vie privée et répondant principalement à l’affidavit de La Sentinelle, l’activiste du PTr avance que « my alleged relationship with a high profile politician and public remarks allegedly made by politicians regarding my supposed extra-marital affair with a high profile politician whether the allegation is well-founded or not, is my own private life and cannot justify the publication of excessive and disproportionately intrusive details concerning me and my family ».