Du fait de ses espèces endémiques, et principalement de ses iguanes, les îles Galapagos sont devenues un espace protégé. Aussi, pour préserver cet environnement unique, une ancienne base militaire a été transformée en aéroport 100% écologique, une première mondiale.
Près de la piste, un iguane gambade. Pour construire le premier aéroport 100% écologique du monde, sur les vestiges d’une base militaire américaine, il a fallu tenir compte de son environnement, l’un des écosystèmes les plus fragiles de la planète : les îles Galapagos. Mais il y a un peu plus de 70 ans, le paysage était tout autre. L’arrivée des soldats américains, positionnés là pour contrer l’éventuelle avancée japonaise, sur le flanc Pacifique pendant la Seconde Guerre mondiale, avait fait fuir les iguanes de Baltra, effrayés par le remue-ménage et la venue de chiens et de chats avec les militaires.
Baltra est l’une des treize îles de cet archipel situé à un millier de kilomètres au large de l’Équateur, dont les tortues géantes ont inspiré la théorie de l’évolution des espèces au naturaliste britannique Charles Darwin. À la fin de la guerre, les reptiles aux allures préhistoriques sont restés absents de cette île pendant des années. Il a même fallu que des biologistes réintroduisent l’espèce sur place.
Désormais, quand l’un d’eux flâne sur la piste au moment où un avion de touristes est sur le point d’atterrir, les employés, spécialement formés pour cela, les attrapent par la queue pour les emmener dans un lieu sûr. Car la zone a subi une métamorphose spectaculaire : Baltra n’est plus un dépôt de matériel de guerre, où l’on trouvait encore, il y a peu, des bombes inutilisables. Là où était installée la base militaire, se trouve désormais ce qui est considéré comme l’unique aéroport vert de la planète.