Dans le cadre de l’Épiphanie, le chef Nicolas Milliot de l’Épicerie Nicolas à Pointe-aux-Canonniers a voulu marquer le coup en mettant trois perles de Tahiti dans les galettes des rois vendus entre le samedi 5 janvier et dimanche 6 janvier. Corinne Dailland, Renée Pouillot et Agathe de Roquefeuille sont celles qui les ont découvertes. Un certificat d’authenticité des perles a été remis mercredi aux gagnants par le chercheur de perles William de Marsangy de l’Atelier William, sis à Pointe-aux-Canonniers.
À la place des fèves, les gagnants ont découvert dans leurs galettes des perles de Tahiti. Corinne Dailland raconte avoir acheté sa galette un dimanche. « J’en avais pris deux, dont une pour offrir. J’ai juste un petit morceau du deuxième et à ma grande surprise, j’ai découvert la perle dans du papier aluminium. Je compte en faire un pendentif. »
Renée Pouillot a pour sa part vécu une mauvaise aventure en achetant samedi sa galette. En sortant de l’épicerie, la gagnante a fait une chute et s’est cassé le bras. Ce n’est que mardi en revenant de la clinique qu’elle a trouvé la perle noire. « C’est à ma benjamine Patricia que j’offrirai cette perle. Je suis très heureuse de l’avoir trouvée ! »
Agathe de Roquefeuille, représentée par son parrain François Mousseron mercredi, a dû regagner la France pour ses études. « Ma filleule est chanceuse car dans le lot, elle a trouvé la plus grosse perle ! » lance M. Mousseron.
William de Marsangy, chercheur de perles, explique que la perle noire est aussi connue comme la larme cristalline des anges ou les larmes de Dieu. Selon la légende, on raconte que les larmes des anges tombaient dans les océans, et que les huîtres gardaient cette larme sous la forme d’une perle.
La perle de Tahiti est connue pour la variété de ses nuances de couleurs, associées au gris et au noir, qui lui permet d’allier toutes les tendances avec une petite touche de sobriété et d’élégance. Ces perles, selon les explications de William de Marsangy, viennent des fermes perlières de Bora-Bora. Elles sont acheminées à l’état brut à Maurice où elles sont retravaillées.
Pinctada Margaritifera
L’on apprend aussi que la véritable perle de Tahiti est issue d’un processus complexe, soit le croisement des spermatozoïdes et d’ovules d’huîtres de l’espèce Pinctada Margaritifera. Les jeunes huîtres sont recueillies sous forme de larmes et sont conservées dans des nurseries pendant une période de trois ans jusqu’à ce qu’elles atteignent une taille minimum pour recevoir une première greffe. La première perle est produite par l’huître. Les perles varient entre 8 mm et 18,5 mm, voire 21,5 mm. La plus grosse perle du monde se trouve au musée de Tahiti. Les trois perles noires qui se trouvaient dans les galettes du roi sont les plus colorées du monde.
Il existe différentes variantes de perles, dont celle d’eau douce qui est reconnaissable par sa forme en grain de riz. Les trois gammes de perles les plus connues sont : la perle blanche du Japon aux reflets bleu et rose, la perle de Tahiti aux reflets multicolores et la perle australienne dans les tons jaune et ocre.
Les perles de Tahiti sont connues sous le nom de perles noires. Elles sont réputées pour leur valeur, due notamment à leur rareté et à leur utilisation pour les parures impériales. Le chef Nicolas Milliot se dit heureux d’avoir fait des heureux et permis à cette coutume française de bien s’ancrer à Maurice. « J’avais préparé plus d’une cinquantaine de galettes. Nous avons tout vendu en deux jours. Je suis heureux que les Mauriciens aient vite adhéré à ce concept. » Nicolas Milliot rappelle d’ailleurs qu’on peut aussi faire des galettes des rois après l’épiphanie « On ne met pas de fève et on l’appelle alors le pithuvier. On garde la même recette de frangipane. »
Par ailleurs, le chef Nicolas Milliot prévoit d’offrir à la St-Valentin un week-end pour deux dans un hôtel. Mais, il en dira un peu plus le 14 février, fête des amoureux.