Le leader du MSM, Pravind Jugnauth a affirmé que la Commission d’enquête instituée pour remettre sur les rails le club bicentenaire qu’est le Mauritius Turf Club (MTC), sous l’égide du bureau du Premier ministre, ne servira à rien. “Ce n’est qu’un eye wash”, a-t-il dit lors de sa conférence de presse hebdomadaire, hier, à Port-Louis. L’occasion pour le MSM de revenir à la charge contre le rapprochement du Premier ministre, Navin Ramgoolam, et du leader de l’Opposition, Paul Bérenger.
Accusant le MTC d’être la “mafia” du Parti travailliste, Pravind Jugnauth affirme que “depi lao ziska enba, nu tou cone ki dimoun impliker. Se enn scandale sans précédent!” Soulignant que Navin Ramgoolam se tient informé de ce qui se passe dans les tribunes de la Gambling Regulatory Authority (GRA) pour avoir nommé le Chairman ainsi que deux autres représentants, il soutient qu’alors qu’il était ministre des Finances, il s’était heurté à un obstacle majeur alors qu’il voulait y mettre de l’ordre. Selon lui, la chairperson avait fait bloc et lui avait fait comprendre qu’elle était “answerable” uniquement au Pm, et ce, bien que la GRA tombe sous la tutelle des Finances. “Bérenger na pa pou trouver zordi. De même dans zafer MITD, DY Patil ek dans le cas de Varma. Inosan vinn coupab mai apre DPP inn innoncente zot alors ki accusé penkor repon”, dit-il.
Ces précédents lui font dire qu’il n’y a aucun espoir d’assainissement au sein du Champ de Mars.
Abordant le volet de la politique, Pravind Jugnauth n’a pas caché sa révolte sur la “complicité de Paul Bérenger avec Navin Ramgoolam” pour la prorogation du Parlement. Rappelant les dates de congé du Parlement, le leader du MSM soutient que les députés ont eu droit à des congés de 8 mois sur 10. Ce qui le pousse à dire que Paul Bérenger et Navin Ramgoolam ont tenu l’institution suprême de la démocratie en otage. “C’est un véritable scandale enkor plis kan leader l’opposition complice. Se parski zot tou les deux ena enn agenda politik commun, ek zot pe servi zot l’ambition personnelle alors ki zot pays ek population zot dernier souci”, dit M. Jugnauth qui poursuit: “Zamai pa fine trouve enn gouverneman ki bafoué institution parlemnetaire kumsa! Ek nu dan MSM nou pas dan enn position pou soulev sujet ki prioritaire pou population. Ape baillonne MSM ek empess nu fer travay l’opposition.”
Ironisant sur le rapprochement incessant de Paul Bérenger et de Navin Ramgoolam, Pravind Jugnauth précise que “le leader de l’opposition amoure, ek fer Parlement vinn enn farce. Li nek pe demane rendez-vous ek Premier minis à croire ki li meme consey li pou bann sommet à venir, à moins zot rendez-vous enn sommet.”
Il dit souhaiter que Navin Ramgoolam aborde certains sujets épineux tels que la persécution que subit les Tamouls au Sri Lanka ou le massacre contre la Palestine. “Pays en bas lao ek zot priorité aiyer. Pou bann seki propose zot kuma bann gran démocrates, mo laiss population juger”, dit-il.
S’agissant du chapitre de métro-léger, Praving Jugnauth soutient que ce projet d’envergure ne fera que mettre le pays à genou. “Se enn crime ki pe fer. Pe hypotek nu pays! Li klair ki prix-là pou ress augmenter ek nou pou saryer sa boulet-là pendan longtemps”, peste-t-il. Si le leader du MSM rappelle que son parti était, à un moment donné pour ce moyen de transport moderne, il précise que c’était dans un cadre beaucoup plus large: celui de faire de Maurice une duty-free Paradise Island.
Enfin, Pravind Jugnauth a abordé un autre scandale juteux, à savoir l’achat de quatre moteurs 15 MW par la centrale de St-Louis alors qu’il existe des moteurs plus cost-effective.