Quatre individus ont agressé hier à la Gare du Nord à Port-Louis un habitant de Triolet, Satish Mannohur, et ont fait main basse sur ses Rs 6 000. Cet employé du secteur de la construction, âgé de 48 ans, a été blessé aux lèvres, à l’oeil gauche et aux jambes et a dû se rendre à l’hôpital.
Satish Mannohur n’oubliera pas de sitôt le traumatisme vécu hier à la Gare du Nord, Place de l’Immigration, Port-Louis. C’est vers 10 heures que le quadragénaire est descendu d’un autobus venant de Triolet pour se rendre, entre autres, au Marché central.
« J’ai emprunté le couloir à double voie pour me rendre à ma destination. Arrivé à la hauteur de celui où des autobus de Pointe-aux-Sables sont garés, j’ai reçu un coup de pied au mollet. Je suis tombé et un individu s’est jeté sur moi pour me donner d’autres coups. Trois autres qui étaient assis sur un banc en pierre se sont mis de la partie », raconte Satish Mannohur, le visage tuméfié, et précisant qu’il n’y avait pas grand monde à la gare. Et d’ajouter : « J’ai reçu plusieurs coups au visage, au dos et aux jambes. J’ai crié tout en essayant de me défendre mais je ne pouvais rien contre eux. »
Les agresseurs de l’employé du secteur de la construction ont finalement arraché sa chemise. Ils ont ensuite volé les Rs 6 000, la carte d’identité nationale et les savates de Satish Mannohur. Le peu de personnes présentes à la gare au moment de l’agression, dont des employés de transport, sont restées figées, indique le quadragénaire.
Satish Mannohur explique aussi n’avoir trouvé de policier qu’à une centaine de mètres plus loin. Il s’est ensuite rendu au poste de police de Trou-Fanfaron pour faire une déclaration avant de se diriger vers l’hôpital Jeetoo. Ce sont des amis qui lui ont remis de l’argent pour s’acheter une chemise et des savates avant qu’il ne rentre chez lui.
Il ne se passe pas un seul jour à la Gare du Nord sans que des incidents identiques contre, entre autres, des élèves et des personnes âgées, ne se produisent. Ceux qui s’aventurent trop près des toilettes en font aussi souvent les frais. Selon les habitués de la gare, les patrouilles policières se font rares. Des employés du transport rapportent pour leur part que lorsqu’il y a des policiers, ils restent tous à quatre ou cinq au même endroit. « Comment pourront-ils savoir ce qui se passe à l’autre extrémité de la gare ? » s’interroge un chauffeur d’autobus.