L’île Maurice a accueilli, la semaine dernière, une dizaine de techniciens africains venus se former sur l’utilisation de la technologie hydrocarbone en remplacement des hydrochlorofluorocarbones (HCFC), qui sont des gaz à effet de serre couramment utilisés dans les systèmes de réfrigération et de climatisation.
Cette formation était organisée pendant quatre jours par le ministère de l’Environnement et du Développement durable, dans le cadre de son programme visant à éliminer les HCFC d’ici à 2025.
Pour mener à bien ce programme, le ministère a mis en place un HCFC Phase-out Management Plan, conformément aux dispositions du Protocole de Montréal dont l’île Maurice est signataire. L’atelier de travail de la semaine dernière visait à former des formateurs afin qu’ils puissent à leur tour initier des techniciens à l’utilisation de la technologie hydrocarbone pour remplacer les gaz HCFC connus pour leur effet néfaste sur la couche d’ozone.
Outre les participants mauriciens, qui venaient de l’Université de Technologie, du Mauritius Institute of Training and Development (MITD), de l’Université des Mascareignes et de l’Université de Maurice, l’atelier de travail réunissait également des formateurs du Lesotho, de la Namibie, du Kenya et du Zimbabwe. La formation était assurée par Rolf Huhren, Senior Adviser de GIZ-Proklima d’Allemagne, qui est l’agence européenne désignée par le Protocole de Montréal pour aider Maurice à mettre en oeuvre son programme d’élimination des HCFC. Les cours pratiques ont été dispensés au MITD grâce à des équipements gratuitement mis à la disposition des participants par GIZ-Proklima.
Selon les engagements pris auprès du Protocole de Montréal, Maurice procédera à l’élimination des HCFC d’après le calendrier suivant : réduction de 10 % des importations d’appareils utilisant ce type de gaz en janvier 2015, suivie d’une baisse de 35 % le 1er janvier 2020, d’une réduction de 67,5 % au 1er janvier 2025 avec l’objectif d’atteindre l’élimination finale des HCFC en 2030.
Ce programme est parfaitement réalisable, estiment les techniciens du ministère de l’Environnement, car Maurice avait réussi avec succès son programme d’élimination des CFC (Chlorofluorocarbones) en 2005, soit cinq ans avant l’échéance fixée par le Protocole de Montréal, ce qui avait valu au pays d’être cité en exemple dans plusieurs forums internationaux sur la couche d’ozone.