Alors que le ministre du Commerce Cader Sayed-Hossen s’est évertué en début de semaine à rassurer quant au prix du litre d’essence à la pompe, le prix du gaz ménager, lui, a été majoré de 10 % à partir de ce matin. Par ailleurs, la volatilité du cours mondial du baril de pétrole continue de susciter des appréhensions quant à un éventuel ajustement des prix de l’essence et du mazout à Maurice.
Les nouveaux prix du gaz ménager en vigueur ce matin sont ainsi les suivants : les bonbonnes de 5 kilos (Rs 137,50), de 6 kilos (Rs 165,00) et de 12 kilos (Rs 330). La décision de majorer ces prix s’explique par le fait que, depuis début janvier, la Koweït Petroleum Corporation (KPC), principal fournisseur de gaz à Maurice, a augmenté ses prix de 10 %.
De ce fait, la tonne métrique de butane passe de USD 820 à USD 910, alors que le prix de la tonne de propane augmente de USD 80 pour se retrouver à USD 850, soit un peu plus de 10 % respectivement. La situation politique instable au Moyen-Orient est à la base de cette décision.
La consommation de gaz ménager par tête d’habitant à Maurice est de 50 kilos annuellement, alors que la bonbonne de gaz de 12 kilos est vendue à Rs 300 avec des subsides de l’ordre de Rs 197 jusqu’à la fin de l’année. Avec les nouveaux prix du butane et du propane à l’importation, le montant des subsides sur chaque bonbonne de gaz vendue avait dû être revu à la hausse, soit un peu moins de Rs 250 par bonbonne.
Ainsi, pour maintenir le prix de la bonbonne, les premières estimations prévoyaient que la STC devait réserver une enveloppe de Rs 820 millions, soit Rs 240 par bonbonne de 12 kilos, pour maintenir le prix à Rs 300. L’année dernière, les subsides étaient de Rs 690 millions. Les finances de la STC n’ont finalement pas permis de maintenir le prix, d’où la majoration appliquée à partir de ce matin.
La situation du prix des carburants à la pompe est également soumise à un monitoring systématique depuis ces dernières semaines avec le cours du baril de pétrole oscillant autour des USD 125. Des milieux autorisés indiquent que le Pricing Petroleum Committee, qui devra se réunir sous peu, n’aura d’autre choix que d’accéder à une demande de révision du prix à la hausse, malgré les garanties ministérielles.