La première édition des Jeux Scolaires des îles de l’océan Indien (JSIOI), connus comme les Gecko Games, se dérouleront du 9 au 13 novembre à Maurice. L’événement, qualifié d’ambitieux, rassemblera 200 collégiens des îles Vanille venant de Madagascar, Mayotte, Réunion, Rodrigues et Maurice et comportera trois jours de compétitions sportives assortis d’un important et riche volet culturel, d’échanges et de découvertes historiques.
L’enthousiasme était de mise hier au Marina Quay du Caudan Waterfront à l’occasion de la présentation des JSIOI regroupant conjointement des établissements à programme français de la région et ceux à programme mauricien. L’emblème retenu est illustré par le lézard (Gecko), un petit animal commun à toutes les îles de l’océan Indien dont les quatre pattes reposent sur un puzzle symbolisant l’idée de rapprochement entre les jeunes des îles.
« On espère que c’est la première d’une longue série destinée à réunir les jeunes étudiants autour du sport et tout ce qu’ils les unit aux plans éducatif et culturel. C’est une aventure née depuis l’an dernier à partir du constat que les îles de la zone sont un peu isolées et qu’il manquait des Jeux Scolaires qui sont assez courants en France. La Réunion et Mayotte ont voulu créer un événement fédérateur de manière que les jeunes se rencontrent et vivent une aventure en commun en dépit de tout ce qui les sépare », explique la présidente du comité d’organisation, Marie-Anne Bourguignon, enseignante d’Éducation Physique et Sportive au Lycée La Bourdonnais (LLB).
Elle avait à ses côtés Dominique Ferragne, attaché de coopération au Service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France. Marie-Anne Bourguignon a remercié l’État mauricien, le ministère de la Jeunesse et des Sports, le ministère de l’Éducation, du Tourisme, les multiples sponsors, la Private Secondary Schools Association, la police, la Beach Authority et la National Coast Guard de leur soutien.
Au total, ce sont sept écoles du système français des différentes îles et dix du système mauricien qui vont se côtoyer, soit 25 équipes composées de huit élèves chacune. Les écoles françaises des Comores et des Seychelles avaient aussi été invitées, mais elles n’ont pu faire le déplacement en raison du coût trop élevé du voyage. Cette première édition qui se passe à Maurice a été organisée en partenariat avec la France.
Stephan Buckland, ancienne star de l’athlétisme mauricien au plan mondial, le cycliste Yannick Lincoln, six fois champions du Tour de l’île, et la judokate Christiane Legentil, vice-championne d’Afrique en titre et sportive de l’année 2014, ont également prêté leur concours en tant que parrains et marraine de l’événement.
Le coup d’envoi est donc prévu le mercredi 9 novembre. Les épreuves d’athlétisme se disputeront au stade Maryse-Justin à Réduit, le raid sportif dans la chasse de Wolmar et les beach games à la plage de Mon Choisy. Les collégiens seront hébergés aux centres récréatifs du ministère de la Sécurité sociale à Pointe-aux-Sables et Pointes-aux-Piments, où auront lieu des soirées de conférences sur le sport, des soirées thématiques, culturelles, de partage et de découverte mutuelle.
Lors de la dernière journée du vendredi 13 novembre, les étudiants sportifs se retrouveront sur l’esplanade du Caudan Waterfront pour un rallye urbain durant lequel sera privilégié la découverte de la capitale, son patrimoine historique et culturel, et de ses activités économiques. Ils visiteront et découvriront le fonctionnement et l’activité économique des entreprises à travers des rencontres avec des professionnels.
Un jeu de piste par équipes les mènera à découvrir des sites et à résoudre des énigmes autour des arts, des langues, des personnages, des religions, de la gastronomie, de l’architecture et de l’histoire à travers les différentes migrations, et peuplement de Maurice et de l’océan Indien.
Cinquante élèves scolarisés au LLB, à l’École du Centre et l’École du Nord ont effectué le 10 octobre dernier une formation devant leur permettre d’officier en tant que juges, arbitres, organisateurs, reporters et même secouristes durant les Jeux. Cette formation était assurée par les instructeurs de l’Association mauricienne d’athlétisme et de Speedminton, et avait pour but de les rendre compétents et responsables.