Ledikasyon pu travayer (LPT) et son voisin, qui partage une partie du mur d’enceinte du Gender drop-in centre du ministère de l’Égalité des genres, à Grande-Rivière-Nord-Ouest, ont logé une injonction en cour réclamant un jugement intérimaire pour que la partie du mur d’enceinte abattue à la suite des inondations meurtrières du 30 mars dernier, ne soit pas reconstruite. C’était mardi dernier.
Les deux Respondents de cette affaire sont le gouvernement mauricien et le ministère de l’Égalité des genres. Les co-Respondents sont le ministère des Infrastructures publiques et la municipalité de Port-Louis.
Les deux demandeurs ont juré un affidavit en cour pour expliquer, dans les moindres détails et documents à l’appui, la situation depuis 1996. Ils évoquent l’importance « to effect works so as to ensure a good drainage of the natural waters in the region of Canal Dayot/GRNW ». Selon eux, à cette époque, la situation était déjà difficile et présentait un danger pour les gens et les bâtiments avoisinants.
Ils notent aussi qu’à la suite des inondations du 30 mars 2013, une partie du mur, d’une dimension de deux mètres de haut à partir du sol et deux mètres de large, a été découpée pour libérer le passage. Cependant, poursuivent les Applicants, le 9 mai 2013 « workers came on the Applicants’ property to wall up that said opening in the wall, but were denied access by the Applicants ».
Ces derniers affirment dans leur affidavit que sauf si un ordre est émis par le juge de la Cour suprême, les travaux se poursuivront à leurs risques et péril. Ils soutiennent aussi que ces travaux vont à l’encontre de leurs droits comme propriétaires et est contre l’intérêt public.
Ils demandent à ce qu’une injonction intérimaire soit émise « against the respondants restraining and prohibiting them, directly or indirectly, either personally or through any if their employees, agents or préposés, contractors, or other, from walling up the opening made in the enclosure wall of the property found at GRNW, adjacent to the property of the Applicant N° 2, which had been made after the floods of 30 March 2013 or from in any way hindering the free flow of natural water across the State Land property occupied by Respondent N° 2 at GRNW, Port-Louis ».
Ils demandent que les Respondents et co-Respondents démontrent pourquoi cette injonction intérimaire ne doit pas être rendue interlocutoire mais qu’elle « remain in force pending the final determination of the main case which the Applicants intend to lodge shortly before the competent court ».