Selon le rapport « War @ Hope » de Gender Links sur la violence basée sur le genre à Maurice, 22 % des hommes ont admis avoir déjà violenté des femmes. Ce rapport a été lancé à midi aujourd’hui au Hennessy Park Hotel, à Ebène, par la ministre de l’Égalité des genres Mireille Martin.
« Presque un quart des femmes vivant en couple (23 %) en ont fait l’expérience, tandis que 22 % des hommes ont perpétré une violence intime dans le couple (Intimate Partner Violence – IPV) durant leur existence », peut-on lire dans « War @ Home : Gender-based Violence Indicator Study, Mauritius Country Report ». Ce rapport de Gender Links a été rendu public ce midi par la ministre de l’Égalité des genres Mireille Martin au Hennessy Park Hotel à Ebène. Le ministre de la Santé, Lormus Bundhoo, celui du Travail, Shakeel Mohamed, le président de la Competition Commission, Brian Glover ainsi que le Directeur général de la Sentinelle Ltd, Denis Ithier, entre autres, étaient présents en cette occasion.
La directrice de Gender Links (Mauritius), Loga Virahsawmy, a expliqué que ce rapport est le résultat d’un sondage auprès d’un échantillon de 679 femmes et 678 hommes qui ont répondu à plus de 300 questions sur le problème de la violence basée sur le genre (Gender Based Violence – GBV).
Selon ce rapport, une femme sur 20 (5 %) a fait l’expérience d’une IPV durant les 12 mois précédent ce sondage, tandis que 4 % des hommes ont admis avoir perpétré une telle violence. « En revanche, seulement 0,3 % des Mauriciennes ont rapporté des cas de violence domestique à la police durant cette période. Donc, la prévalence des cas de IPV, comme révélé dans le rapport, est 15 fois plus élevée que le nombre de cas rapportés aux Family Support Bureaux du ministère de l’Égalité des genres », s’est alarmée Loga Virahsawmy. « Cela signifie que le niveau de la GBV à Maurice est plus haut que celui rapporté dans les statistiques officielles », a-t-elle ajouté.