Vitesse ? In. Patience ? Out. Réseaux sociaux ? In. Livres ? Out. Ambition ? In. Obéir ? Out. Jeux vidéo ? In. Sport ? Out. Gare à la “génération Z”, pressée, pragmatique, autonome et… têtue !
Quelque deux milliards de jeunes, nés après 1995, ont grandi avec l’Internet. Une “génération Z” unique et des jeunes bien décidés à se construire une vie sur-mesure, loin des codes et des aspirations de leurs aînés. “Des mutants”, comme les appellent certains chercheurs fascinés par leur fusion avec le monde digital. Avec tout ce que cela comporte de bienfaits, mais aussi de dérives. Des chercheurs font le point sur cette génération à travers plusieurs études.
Leur quotidien est connu : ils surfent sur plusieurs écrans et sont habitués au “tout, tout de suite, partout”. S’ils trouvent normal de payer très cher le dernier smartphone, au grand dam de leurs parents souvent, ils trouvent tout aussi naturel d’obtenir gratuitement d’un clic un film ou une chanson. Ils trouvent dépassés les codes des adultes, notamment ceux sur le genre, apprécient les marques “rebelles” et s’informent d’abord sur les réseaux sociaux. C’est ce que constatent des études réalisées en Europe et aux États-Unis par plusieurs grands groupes, comme BNP et Ford Motor, qui essaient de cerner leurs futurs clients.
Selon ces études, ces jeunes, âgés de 13 à 20 ans, se voient comme ouverts d’esprits et innovants, mais dans le même temps se reconnaissent impatients et têtus. Ils adoptent les modes qui se propagent via internet sur toute la planète, des blockbusters américains comme Hunger Games ou Divergent jusqu’à la K-Pop coréenne, en passant par le twerk, une danse qui fait fureur sur la toile. Leur vocabulaire est bourré d’acronymes et d’anglicismes, comme swag, le nouveau terme pour cool. Leurs idoles, elles, sont les stars d’internet, comme le gamer suédois PewDiePie, No 1 de YouTube.