L’Attorney General Yatin Varma a soutenu que le gouvernement mauricien fait tout son possible pour assurer que les principes des droits humains soient respectés dans le pays. C’était lors du 82e sommet de la Convention internationale sur l’élimination de toutes formes de discrimination raciale organisé récemment à Genève. Il a aussi fait état du travail de l’Equal Opportunities Commission et des amendements à la Protection of Human Rights Act.
Yatin Varma, accompagné d’une délégation de sept personnes, a assisté mercredi et hier au 82e sommet de la Convention internationale sur l’élimination de toutes formes de discrimination raciale à Genève. L’Attorney General a présenté, devant le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale, cinq Periodic Reports du pays sous l’International Convention on the Elimination of All Forms of Racial Discrimination.
S’adressant au comité et à son Chairperson Alexei Avtonomov, Yatin Varma a soutenu que le gouvernement mauricien milite pour l’éradication de la discrimination raciale afin de créer une harmonie dans le pays. Il a soutenu que tout est fait pour que Maurice soit un « peaceful haven where people live in harmony and without fear in a multiracial and multicultural society ». Le pays, a-t-il déclaré, est « entièrement engagé dans la protection des droits humains ».
Maurice a ratifié plusieurs conventions pour le respect des droits humains, notamment contre la discrimination envers les femmes, le droit des personnes ayant un handicap et la protection de l’enfant. Yatin Varma a expliqué que depuis l’indépendance du pays en 1968, les gouvernements ont agi dans le respect des valeurs universelles de la démocratie, de la bonne gestion, du Rule of Law et de la protection des droits fondamentaux des individus et de leurs libertés. « Notre Constitution garantit aux Mauriciens la même protection sans aucune discrimination basée sur la race, le caste, les opinions politiques, la couleur de peau, les croyances religieuses ou le sexe… D’ailleurs plusieurs textes de loi ont été votés pour soutenir ces principes », a soutenu le conseil légal du gouvernement.
L’Attorney General n’a pas manqué de parler de la promulgation de l’Equal Opportunities Act et du travail de l’Equal Opportunities Commission, présidée par Me Brian Glover depuis avril 2012. Des amendements ont été apportés à la Protection of Human Rights Act pour notamment faire respecter les principes de l’Optional Protocol to the Convention against Torture et la mise sur pied d’une Police Complaints Division au National Human Rights Commission afin d’enquêter sur les allégations contre les agents de la force policière.
Maurice est un membre fondateur du Human Rights Council et l’a servi durant deux mandats. Feu Rajsoomer Lallah, Queen’s Counsel et ancien chef juge, était d’ailleurs un des plus fervents défenseurs de la cause sur le plan international. Il était le « longest serving member of the United Nations Human Rights Committee ». Il a également été le Special Rapporteur au Chili au début des années 80 pendant le règne de Pinochet.
Le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale est un organe des Nations unies composé d’experts en droits humains. Ces derniers veillent à ce que les États signataires, qui sont au nombre de 175, respectent les principes énoncés par le comité. Les membres sont tenus de présenter au Comité des rapports sur la mise en oeuvre des pratiques pour assurer l’élimination de la discrimination raciale régulièrement. Le comité a la responsabilité d’étudier les rapports et faire des recommandations aux États membres.