La ministre de l’Egalité des genres, du Développement de l’enfant et du Bien-être de la famille Mireille Martin estime que « chacun est responsable de ses actes », en précisant que le gouvernement ne peut pas être seul tenu responsable de la situation. Elle répondait ainsi à une question sur les actions de son ministère pour sensibiliser la population à la violence domestique ce matin, à l’ouverture de la 2e réunion de la plateforme nationale contre la “gender based-violence” à l’hôtel Labourdonnais, au Caudan.
Réagissant sur les cas de « violences extrêmes » qu’a connu le pays depuis le début de l’année, Mireille Martin dit que « ces cas nous choquent tous ». Et d’ajouter d’emblée : « Li bon ki dimounn soke avek violence extrem. Sa montre ki li pa acceptab. » Elle avance que son ministère travaille en ce moment afin de voir dans quelle mesure ses services peuvent être améliorés en vue de permettre au public d’être conscient de notre responsabilité. « Nous avons réuni la plateforme nationale pour voir ce qu’il conviendrait de faire. Nous avons besoin de la participation de tous pour réussir. » La ministre de l’Egalité des genres estime « partial de dire que seul le gouvernement ou les Ong sont responsables de la situation ». Elle poursuit : « Chaque personne est responsable de ses propres actes. C’est à chacun de savoir quoi faire et ce qui est digne d’un être humain. C’est à chacun de trouver la bonne solution pour régler les conflits. La solution ne réside pas dans la violence, qui traumatise les autres membres de la famille, dont les enfants », soutient notre interlocutrice.
Le ministère de tutelle poursuit ses campagne de sensibilisation, fait ressortir Mme Martin, affirmant : « Nous faisons comprendre aux gens que la violence n’est pas une fatalité, qu’il y a des recours. » Répondant à une question sur la nécessité d’une formation à la préparation au mariage, la ministre Martin indique que la plupart des couples passant par le mariage religieux, les chefs réligieux ont été formé sur cette question l’année dernière. « Des religions ont déjà recours à cette formation, d’autres sont en train de la mettre en place. Pour la formation laïque, le ministère de tutelle a déjà un programme. Et nous invitons les couples intéressés à venir de l’avant. » Mireille Martin précise cependant que son ministère « ne peut pas obliger les couples à suivre cette formation ». Les conflits existent, dit-elle, précisant que « l’important est de savoir les gérer ».
Abordant une question sur l’amendement de la loi existante, elle insiste que dans le cas de la violence, la législation arrive « trop tard ». L’objectif, rappelle-t-elle, est de faire en sorte que les actes de violences ne soient pas commis. Le problème, dit-elle, c’est que ceux-ci se passent presque toujours dans l’intimité. Mireille Martin indique que son ministère travaille en collaboration avec le State Law Office pour apporter des amendements.
Concernant la sensibilisation des enfants à la violence, la ministre souligne que la National Children’s Council a un programme dans ce sens et que le ministère de l’Education a mis en place une structure dans les écoles pour conscientiser les enfants et pour encadrer ceux qui sont victimes de violences.