La Journée mondiale des gens de la mer a été célébrée par une messe organisée par l’Apostolat de la Mer, à l’école St Léon, Grand-Gaube. L’aumônier de l’organisation, le père Jacques David, a observé que le naufrage du MV Benita au Bouchon aura permis de rendre plus visible les marins, qui passent généralement inaperçus aux yeux du public.
La messe à laquelle ont assisté le Premier ministre adjoint, Xavier-Luc Duval, le ministre de la Pêche, Prem Koonjoo, celui de l’Environnement, Alain Wong ainsi que celui du Commerce et de l’Industrie, Ashit Gungah, a été marquée par la présence de marins de plusieurs nationalités, dont en majorité ceux du MV Benita qui proviennent des Philippines. Le capitaine du MV Benita a, à cette occasion, remercié tous ceux qui ont accueilli ses marins et lui-même à Maurice.
Dans son homélie, Jacques David s’est appesanti sur l’Apostolat de la mer, dont le rôle est d’accueillir les marins sans distinction de nationalité, de religion et de sexe. « À l’instar du Bon Samaritain, nous considérons tous les marins comme notre prochain », souligne-t-il. L’Apostolat de la mer, un organisme de l’église catholique, est placé sous la responsabilité du diocèse de Port-Louis et fait partie d’un réseau international, dont le siège, qui se trouve au Vatican à Rome, offre aux marins de passage un service d’accueil, d’écoute et spirituel.
Jacques David s’est réjoui que Maurice ait ratifié la Maritime Labour Convention 2006, ce qui donne aux autorités mauriciennes la responsabilité de protéger tous les marins qui arrivent à Port-Louis. Cette convention porte sur les conditions de vie à bord des navires, aux conditions de travail, au bien-être des marins et à l’encadrement social pour leur famille. Jacques David a annoncé l’organisation prochaine d’une Convention internationale destinée à se pencher sur la situation des marins qui sont également des pêcheurs. « À Maurice nous les considérons tous comme des marins », a-t-il fait comprendre.
Il a également évoqué la situation des pêcheurs dans l’île. Enregistrés auprès des autorités compétentes, ils sont très conscients de leurs responsabilités en termes de protection de l’environnement et de préservation de la faune marine car elle est leur gagne-pain. Raison pour laquelle la majorité des pêcheurs mauriciens sont respectueux des législations et des règlements promulgués par les autorités mauriciennes. « Mais quid de ceux qui ne sont pas pêcheurs et qui se livrent à des activités de pêche sans respecter les règlements imposés aux pêcheurs. Fode pas ki bann ki napa peser rod zwe rol peser », a-t-il lancé.
La messe d’hier a aussi été l’occasion de prier pour tous les marins mauriciens disparus en mer durant l’année écoulée. « La mer est notre amie mais elle peut aussi être notre ennemie », a dit l’aumônier de l’Apostolat de la mer.
Plus d’un million d’hommes et de femmes exercent le métier de marin sur plus de 100 000 navires à travers les océans. Environ 90 % des marchandises internationales sont transportées par voie marine.