L’Apostolat de la mer tiendra ce dimanche sa journée de prière annuelle pour les gens de la mer. L’occasion de s’intéresser à ces personnes qui font un métier difficile et, souvent aussi, à risques. Jules Virieux, pêcheur depuis l’âge de 13 ans, évoque sa passion pour le Grand Bleu et pour un métier dont l’avenir demeure incertain. La notion de liberté que la mer lui procure dépasse toutes les difficultés qu’il a pu rencontrer au cours de sa carrière.
A Poudre d’Or, Jules Virieux est une figure connue. Ce pêcheur de 59 ans vit sa passion pour la mer depuis 46 ans. S’il a déjà essayé de s’en éloigner pour mieux subvenir aux besoins de sa famille, l’appel du large l’a vite rattrapé.
« Liberté. » C’est le mot qui revient quand Jules Virieux parle de sa passion. Prendre la mer est un moyen pour lui de s’évader, d’oublier les petits soucis quotidiens. En plus, « je travaille pour moi-même, je n’ai de compte à rendre à personne, et c’est beaucoup mieux comme ça ». Cette notion de liberté est sans doute le plus grand cadeau que Jules Virieux a reçu de la mer. « Dans un autre métier, j’aurais été là, à attendre l’heure pour rentrer à la maison. Mais quand je suis en mer, je ne vois même pas passer le temps. Je ne suis jamais impatient de rentrer. »
Président de l’association des pêcheurs de Poudre-d’Or, Roches-Noires et Bain-de-Rosnay, Jules Virieux constate avec regrets que le métier n’est plus le même aujourd’hui. « Avec la pollution, la mer n’est plus la même. Les poissons se font rares. Il faut aller de plus en plus loin. Même les appâts, les algues qu’on utilise d’habitude, sont rares. »
Tout cela n’est pas suffisant pour décourager Jules Virieux à prendre la mer à 59 ans. « Je sors tous les deux jours uniquement. Non seulement en raison de mon âge, mais aussi parce que les poissons sont plus rares. Lever le casier tous les deux jours représente plus de chance d’avoir une bonne prise. »