Dans le cadre de la mise en oeuvre du plan de gestion des bancs de pêche situés dans notre zone économique exclusive (ZEE), le ministère de la Pêche entreprendra, à partir de demain, lundi, une étude visant à évaluer de nouvelles techniques de pêche dans les eaux peu profondes des bancs de Saya de Maya, de Nazareth et d’Albatross.
Dans le cadre de la mise en oeuvre du plan de gestion des bancs de pêche situés dans notre zone économique exclusive (ZEE), le ministère de la Pêche entreprendra, à partir de demain, lundi, une étude visant à évaluer de nouvelles techniques de pêche dans les eaux peu profondes des bancs de Saya de Maya, de Nazareth et d’Albatross.
Devant s’étendre sur deux semaines, cette étude sera réalisée à bord du Serenity, chalutier de la Med Fishing Cooperative Society. L’étude sera conduite par un équipage de dix personnes avec pour Cruise Leader, un spécialiste affecté à la station scientifique d’Albion.
L’équipe de chercheurs comprendra, de même, un officier du ministère seychellois de la Pêche, de même qu’un officier rodriguais. Ils seront épaulés de deux skippers d’entreprises de pêche du privé, ainsi que de cinq membres d’équipage du Serenity.
Il s’agira de mettre à l’épreuve des modes alternatives de pêche, à savoir, notamment, des Collapsible traps. Cette technique ne nécessite pas la mise à l’eau de pirogues sur les bancs comme cela se fait, jusqu’ici, depuis 50 ans. Le ministère ambitionne, ainsi, tout à la fois, d’accroître les prises en diminuant, parallèlement, les risques inhérents à la pêche sur les bancs.
Il convient, à ce propos, de souligner qu’à chaque campagne, un important stock de carburant doit être embarqué à bord des bateaux de pêche en vue de permettre, ultérieurement, aux pirogues d’être mises à l’eau une fois arrivées sur les bancs. Cette présence importante de carburant à bord a toujours représenté des risques à la sécurité des membres d’équipage.
La sécurité des marins-pêcheurs dans des pirogues sur les bancs, surtout durant le mauvais temps, a, aussi, toujours été une source d’inquiétude. Dans la mesure où, d’autre part, ces nouvelles techniques de pêche ne nécessitent pas la mise à l’eau de pirogues, le ministère de tutelle espère, ainsi, atténuer les risques de pollution de l’écosystème de nos bancs de pêche.
Entre autres espèces prisées pêchées sur les bancs, citons le capitaine, la gueule pavée, la vieille rouge et le mulet. Ce projet de recherche est une collaboration du ministère de la Pêche, de la Med Fishing Cooperative Society et du Mouvement Pour l’Autosuffisance Alimentaire (MAA).