En 2013, Rs 2 milliards ont été versées comme Grant-In-Aid (GIA) par le ministère aux municipalités et Conseils de District. Le rapport note que le système de répartition des sommes aux différentes autorités locales est dépassé. De même, le directeur de l’audit note de gros retards dans la mise en place d’une structure appropriée pour la gestion des déchets dangereux pour lequel des sommes ont été approuvées depuis 2008.
En 2013, Port-Louis a obtenu la plus grosse somme (Rs 406 636 000), suivi de Curepipe (168 489 000), tandis que Moka se retrouve avec la plus petite part (Rs 83 721 725). Le rapport rappelle qu’en 2007, le Fonds monétaire international (FMI) avait suggéré la mise en place d’une nouvelle formule de répartition de GIA, en raison des changements socio-économiques dans la structure des villes et villages. En 2010, le ministère a fait un appel d’offres pour le recrutement d’un consultant en ce sens. La seule offre reçue était jugée trop élevée. Ce qui a poussé le ministère à mettre en place un comité pour définir la formule à adopter pour calculer le GIA. Un rapport a été produit en juillet 2012. Cependant, la nouvelle formule n’a toujours pas été appliquée.
Dans sa réponse, le ministère fait comprendre qu’une équipe de consultants du FMI a travaillé sur ce dossier d’octobre 2013 à avril 2014. Un draft a été produit et sera soumis au gouvernement bientôt.
Par ailleurs, le rapport fait ressortir la nécessité d’une meilleure gestion des déchets dangereux comme les huiles usées, le plomb provenant des batteries et autres déchets provenant des hôpitaux, entre autres. Environ 17 000 tonnes de déchets dangereux ont été produites en 2011. D’où la nécessité de trouver une structure appropriée pour s’en débarrasser, note le directeur de l’audit.
Il fait aussi ressortir qu’en 2003, le gouvernement avait fait appel à un consultant sur la question. Celui-ci avait préconisé la mise en place d’une “comprehensive harzardous waste treatment approach”. Toutefois, les procédures pour l’acquisition des terres à cet effet ont été longues. Finalement, un site a été identifié à La Chaumière.
Malgré l’approbation du gouvernement, ce projet n’a jamais pu se matérialiser. Les fonds qui y étaient destinés n’ont pas été utilisés depuis 2008. Ce n’est qu’en 2013 que Rs 3,6 millions ont été utilisées des Rs 19 millions initiales pour payer le consultant. Par ailleurs, un emprunt de Rs 3,1 millions avait été signé avec une institution étrangère pour financer le projet. La date limite pour l’utilisation des fonds était le 31 octobre 2010. En deux occasions, le ministère des Finances a demandé une extension du délai.
En 2010, un nouvel appel d’offres pour la supervision des travaux a été lancé à la demande du bailleur de fonds. Un consultant a été retenu, mais au 24 juillet 2012, on ne lui avait toujours pas envoyé la lettre officielle. Ce qui a causé un retard dans la soumission de l’Inception Report attendu pour décembre 2013.
En conséquence, l’allocation des contrats pour le début des travaux n’avait toujours pas été faite à mai 2014, alors qu’elle aurait l’être depuis avril 2013.
En conclusion, le rapport rappelle qu’une mauvaise gestion des déchets dangereux peut causer des dégâts tant à l’environnement qu’à la santé publique et conseille au ministère de veiller de plus près à la concrétisation de ce projet.
Dans sa réponse, le ministère a expliqué que ce projet de gestion des déchets dangereux est nouveau à Maurice et qu’il a fallu prendre certaines précautions. De même, les différentes procédures pour les appels d’offres et le clearance du bailleur de fonds ont pris un certain temps.