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Le collectif Aret Kokin Nou Laplaz (AKNL) a adressé une lettre au ministre des Terres et du Logement, Mahen Jhugroo, disant son « mécontentement » de sa gestion des plages. Il rappelle que ce dernier avait promis, en décembre 2017, qu’il allait « rendre les plages plus acces- sibles aux Mauriciens », mais que tel n’a pas été le cas. De même, AKNL réitère ses inquiétudes sur l’utilisation des pas géométriques pour les Smart Cities, notamment à La Cambuse.

« Parole donnée, parole sacrée ? » C’est en ces termes qu’AKNL interpelle le ministre responsable de la gestion des plages en cette fin année. La coalition rappelle que, le 5 décembre 2017, Mahen Jhugroo avait déclaré à l’Assemblée nationale : « I firmly believe our citizens should be able to enjoy and have access to more public beaches. As soon as I took office as Minister of Housing and Lands, I have given necessary instructions to officers of my Ministry to identify uncommitted plots of land on Pas Géométriques which are suitable to be proclaimed as public beaches. » Un an après, fait ressortir AKNL, il serait juste de venir donner des explications aux Mauriciens. « C’est une question “d’accountability” démocratique », dit le collectif.

Faisant un relevé des plages allouées au public, AKNL relève qu’elles « ne sont pas comparables à celles consacrées aux projets d’hôtel et de Smart Cities ». Il cite en exemple : « Les plages publiques de boue, comme à Case-Noyale, Bois-des-Amourettes et Vieux-Grand-Port, les plages publiques de roches et de galets comme Rivière-des-Galets, voire mieux, les falaises dites plages publiques comme Le Souffleur et le Pont Naturel. » La seule plage de sable blanc rendue publique cette année, note le collectif, se situe à Blue-Bay, dans la cir- conscription du ministre, sur un arpent.En revanche, non loin de là, ajoute AKNL, le gouverne- ment avalisera l’utilisation de « 1 000 mètres de plage de sable fin à La Cambuse pour la Smart City d’Omnicane ». Le groupe sucrier, ajoute la coalition, avait obtenu ces terres de l’État pour le pâturage et l’élevage des animaux. « Ce qui ne privait pas l’accès aux Mauriciens. Mais aujourd’hui, Omnicane veut privatiser complètement cette magnifique partie de la côte », fait ressortir AKNL.

Faisant référence à une déclaration sur une radio privée, en août dernier, où il disait que « rien n’a été décidé » à ce sujet, le collectif demande au ministre quelle en est la situation aujourd’hui. Finalement, rappelant que c’est la sixième lettre adressée à Mahen Jhugroo, AKNL émet le souhait de recevoir cette fois une réponse écrite. Par ailleurs, le collectif réitère sa demande pour que les feuilles de tôle installées par le promoteur Clear Ocean à Pomponette soient retirées, soulignant que celles-ci avaient été emportées par les fortes houles la dernière fois. « Elles représentent un danger pour les membres du public fréquentant cette plage. Non seulement elles peuvent blesser les gens, mais elles peuvent également les retenir prisonniers en cas de fortes houles », dit AKNL.