Plus de 200 personnes ont manifesté leur intérêt pour la gestion des shelters accueillant les enfants en difficulté dans le milieu familial, après une annonce en ce sens du ministère de l’Égalité des genres, de la Protection de l’enfant et du Bien-être de la famille. Ces dernières ont été exposées samedi aux défis et questions qu’implique la gestion des abris destinés aux enfants en difficulté. Un appel à candidatures sera par la suite lancé pour ceux qui souhaitent se lancer dans la gestion de ces abris, cela dans le cadre d’un projet du ministère d’ouvrir six nouveaux centres à travers l’île.« Nous voulons que ce cours vous offre un premier aperçu des implications autour de la gestion d’un shelter », a souligné la ministre de tutelle, Mireille Martin aux personnes ayant répondu favorablement à l’annonce du ministère – qui est à la recherche de partenaires pour la gestion d’abris accueillant les enfants en difficulté dont ceux qui sont maltraités ou encore abusés. Ils étaient environ 200 samedi à participer à un atelier intitulé « Management and Care of Shelters » au Sir Harilal Vaghjee Hall, à Port-Louis. Elles ont reçu une formation de base sur la gestion des abris, des lois pour l’enfance, comment remplir un tender document, entre autres. Parmi les participants, des care-givers, des personnes qui oeuvrent au sein d’Organisations non-gouvernementales (ONG) ou encore d’autres qui n’ont aucune expérience dans le domaine mais qui ont manifesté leur volonté pour la cause des d’enfants en difficulté.
Après cette première étape, un second appel à candidatures a été lancé pour ceux qui se sentent prêts — après avoir pris connaissance des implications de la tâche — à administrer des abris au sein de ceux qu’opère déjà le ministère et ceux qu’il compte ouvrir cette année. Les candidats, explique Mireille Martin peuvent offrir leurs services à titre individuel, à travers leurs ONG ou se regrouper en association. Après une sélection, ils candidats bénéficieront de cours approfondis sur la gestion de shelters et l’accueil d’enfants ayant fait l’objet de maltraitance, de violence et de négligence de la part de leurs parents ou responsables. Les formations seront assurées par des cadres du ministère, des psychologues et d’autres personnes ressources issues de différents domaines.
« Placer un enfant dans un shelter constitue un dernier recours. Le ministère le fait seulement quand la cellule familiale ne peut assumer ses responsabilités et quand la vie de l’enfant est en danger », souligne la ministre de l’Égalité des genres et du Développement de l’enfant, qui ajoute qu’un abri est un endroit qui permet à l’enfant de se reconstruire.