La Government General Services Union (GGSU) a tenu son assemblée générale annuelle hier à Port-Louis. Parmi les points soulevés lors de cette rencontre, figure la demande lancée au ministre de la Fonction publique de « remplir les 7 000 postes vacants dans ce secteur, notamment dans le cadre de la création d’emplois annoncée dans la Vision économique 2030 ». Par ailleurs, il a été question de la « flexi attendance » qui, déplore le président de la GGSU, Rashid Imrith, « n’est pas pratiquée de manière uniforme dans chaque ministère ».
Le concept de flexi attendance permet à un fonctionnaire d’arriver plus tôt et les minutes d’avance ou de retard sont enregistrées dans une banque de données. Mais, ce que regrette la GGSU, c’est que « chaque ministère fait sa loi. Comme s’il y avait un gouvernement dans un gouvernement. Le ministère de tutelle est incapable d’y mettre un ordre ».
Autre point abordé : la décision du cabinet de mettre sur pied un National Consultative Council auquel a été déléguée la responsabilité de se pencher sur le salaire minimal, le quantum de la compensation salariale suite à la hausse du Consumer Price Index (CPI). « Le Conseil aura le pouvoir de décider si oui ou non donner une compensation salariale. Nous sommes contre que ce soit ce conseil qui décide de cette question. Nous estimons que cela relève davantage de la responsabilité de l’hôtel du gouvernement. Il faut conserver le Comité tripartite avec le Premier ministre ou le ministre comme président. C’est ce comité qui devrait avoir les prérogatives de prendre des décisions sur la compensation salariale, car une compensation salariale a pour but de faire un ajustement ou de rétablir une perte de pouvoir d’achat. Les politiciens ne peuvent prendre ce pouvoir et le mettre entre les mains des fonctionnaires du National Consultative Council ».
S’agissant de la Vision économique 2030 telle qu’annoncée par le premier ministre samedi dernier, la GGSU est d’avis qu’il importe, dans le cadre de la création d’emplois, avant tout de « remplir les 7 000 postes vacants dans la fonction publique ». Selon Rashid Imrith, « aujourd’hui, les fonctionnaires font les frais de la décision adoptée ces dix dernières années par le gouvernement de réduire les dépenses aveuglément. Ce qui a eu pour conséquences que des postes n’ont pas été remplis. Le secteur public fonctionne avec un effectif réduit ce qui fait que beaucoup de secteurs laissent à désirer, comme le montre le rapport de l’Audit. Nous demandons donc au ministre de faire un inventaire pour évaluer l’ampleur de l’irrégularité dans la fonction publique ». La GGSU dit avoir l’intention de soulever ces questions lors de sa prochaine réunion avec le ministre.