Les opportunités d’investissement ne manquent pas que ce soit dans les pays émergents d’Afrique, voire les pays développés, même ci ceux-ci enregistrent une croissance timide. Cependant, le défi que doivent pouvoir relever les investisseurs c’est de pouvoir naviguer dans un environnement marqué par l’incertitude et la volatilité des marchés tout en trouvant de nouvelles sources de rendement pour leurs investissements. C’est ce qui ressort de l’intervention de Gilbert Ghany, chief strategy officer du groupe MCB, lors de la conférence organisée par le groupe bancaire.
Dans sa présentation axée sur le thème « Investing in today’s times : Towards identifying pockets of alpha in our stratégies », Gilbert Gnany a souligné que, dans la conjoncture actuelle, les investisseurs ont intérêt à faire montre de la plus grande flexibilité dans leur approche à l’investissement et ce en tenant compte de tous les facteurs et de la dynamique qui caractérisent la situation socio-économique et l’environnement naturel. Il considère également que l’investisseur doit adopter une approche holistique en préservant autant que possible un portefeuille de titres des plus diversifiés avec différents types d’actifs couvrant divers secteurs économiques et régions et en accordant une importance particulière à la planification à long terme de ses investissements.
« I believe that appropriate strategies can be embraced and deployed by investors to yield returns in the face of adversity », a déclaré Gilbert Gnany, économiste et ancien conseiller de l’Executive Board du groupe de la Banque mondiale. Selon lui, les perspectives de forte croissance soutenue dans les pays émergents sont réconfortantes mais il faut savoir distinguer les pays qui sont à même de proposer des solutions favorables en termes de diversification des risques. Les pays émergents ne constituent pas un bloc homogène, a fait remarquer Gilbert Gnany, et l’investisseur a intérêt de prendre en considération dans son analyse des possibilités d’investissement des éléments tels la performance de l’économie locale, le mouvement de la monnaie, la politique monétaire, les risques politiques, sociales et la liquidité du marché.
Parlant de l’Afrique, le chief strategy officer de la MCB, a observé qu’il y a des « appreciable grounds for optimism » car le continent africain est aujourd’hui dans une meilleure situation qu’il ne l’était au début de ce 21e siècle. « Recent socio-economic gains have been perceived as only the first manifestation of deep and long-term transitions which hold the promise of accelerating Africa’s development », a-t-il fait ressortir. Gilbert Gnany a fait état de l’accroissement du flux de capitaux vers les marchés émergents d’Afrique, notant qu’il y a une propension de la part des investisseurs à diversifier leurs placements en se tournant vers les secteurs manufacturier et des services. Mais l’économiste, comme d’autres observateurs, s’est posé la question de savoir « How real is the rise of Africa ? » et s’est demandé si l’on n’est pas « naively optimistic » aujourd’hui concernant l’avenir du continent comme on a été « excessively pessimistic » dans le passé.