La zone côtière mauricienne vit des périodes difficiles notamment à cause de l’érosion des plages. Lors d’un séminaire régional sur les glissements de terrain et la gestion des zones côtières dans les îles au sud-ouest de l’océan Indien, organisé par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), en collaboration avec le ministère des Infrastructures publiques et le ministère de l’Environnement, des chiffres inquiétants ont été donnés. Les participants de ce séminaire viennent de Maurice, Madagascar, des Seychelles, de La Réunion et des Comores.
Des plans de conservation pour les zones côtières ont été proposées dans le cadre de ce projet, notamment un rechargement de la plage avec du gravier à Grand Sable. Des directives techniques sur les mesures de conservation des plages, la surveillance des récifs et des plages, et une évaluation de l’impact sur l’environnement (EIA) pour les projets de développement côtiers seront également finalisés. Par ailleurs, le ministère de l’Environnement envisage également la possibilité d’entreprendre une étude sur l’identification, la caractérisation et l’exploitation des bancs de sable en mer avec l’assistance technique du gouvernement du Japon.
Chaque site côtier étant unique en termes de facteurs de plongée, de taux de changement et des options techniques, conclusion a été faite qu’il est important de promouvoir le développement des capacités à appliquer un système de formation sur le terrain. Ce séminaire régional, qui a eu lieu les 5 et 6 mars à l’hôtel Le Méridien, a été organisé afin de permettre un partage des connaissances et de l’expérience de tous les participants des îles du sud-ouest de l’océan Indien au sujet de la gestion des glissement de terrains et la gestion des zones côtières. Cela a été l’occasion également de promouvoir l’échange technique entre les îles concernées et de partager avec les pays voisins de l’océan Indien les résultats et les leçons tirées des projets sur la gestion des glissements de terrain et la protection du littoral, et de réhabilitation mise en oeuvre à Maurice.
Un projet sur le Capacity Development on Coastal Protection and Rehabilitation, établi par le ministère de l’Environnement, en collaboration avec des experts japonais, a été présenté lors du séminaire. Ce projet a permis de faire les constats suivants pour Maurice :
— environ 11% des côtes ont été érodées, dont une érosion sévère a été notée à Albion, Bel Ombre et Mon Choisy ;
— 30% des côtes ont été sédimentées ;
— 59% des déchets sont stables ; et
— une diminution alarmante des coraux vivants et la dégradation de la couverture corallienne.

Les discussions ayant suivi les présentations du séminaire ont permis aux participants d’identifier les questions d’actualité (les principaux problèmes dans les îles et l’identification des besoins de chacune) et d’avoir une approche plus large sur des questions telles que le changement climatique ou les catastrophes naturelles attendus dans les îles. Il a en outre été question de la coopération entre les îles du sud-ouest de l’océan Indien : les domaines de coopération, les systèmes à introduire, entre autres. Par ailleurs, dans le cadre de ce séminaire, une site visit a eu lieu vendredi dernier à Chitrakoot, où des travaux contre les glissements de terrain ont été effectués, et à Grand Sable, où des travaux de revêtement souple ont été effectués.
Raj Dayal, ministre de l’Environnement, Rhuhei Mosoya, ambassadeur du Japon à Maurice, et le représentant du ministère des Infrastructures publiques ont, lors du séminaire, exprimé leur satisfaction sur les résultats des projets sur les mesures prises par JICA à Maurice concernant le développement des capacités de la protection et la réhabilitation du littoral, la gestion des glissements de terrain et les changements climatiques.
À savoir que, depuis 1980, la JICA fournit une assistance à Maurice dans des domaines tels que la pêche, la protection et la réhabilitation du littoral, la dépendance du changement climatique et la gestion des catastrophes. La JICA a contribué à fournir une assistance technique afin de développer de bonnes compétences d’ingénierie côtières pour l’évaluation des sites et la conception des interventions rentables.