Les mérites du centre financier mauricien en tant que passerelle de soutien aux flux commerciaux et d’investissements entre la Chine et l’Afrique ont été vantés lors d’une récente mission menée à Guangzhou (Chine) et à Hong Kong par des officiels de la Hongkong and Shanghai Banking Corporation et des représentants de la Financial Services Commission (FSC), du Board of Investment (BoI) et des opérateurs du secteur du Global Business de Maurice.
La délégation de Maurice était menée par Siew Meng Tang, Chief Executive Officer de HSBC Mauritius, et comprenait Dean Lam, Head of Corporate Banking de la HSBC, James Boucher, Managing Director du Global Business de cette institution bancaire, Marc Hein, président de la FSC, Ken Poonoosamy, directeur général du BoI, Rama Sithanen, président de l’International Financial Services (IFS) et Ben Lim, Chief Executive d’Intercontinental Trust. Après une session de travail avec des clients de la HSBC à Guangzhou et des hommes d’affaires invités par Asiamoney à Hong Kong, la mission a eu l’opportunité de participer à une importante session tenue sous l’égide de Noel Quinn, General Manager et Head of Commercial Banking pour l’Asie-Pacifique au sein du groupe HSBC.
James Boucher de HSBC Mauritius a lors de cette réunion élaboré sur les différents facteurs qui font de Maurice un hub financier attrayant en tant que passerelle entre l’Asie et l’Afrique. Il a mis l’accent sur le positionnement du pays en tant que juridiction qui a fait ses preuves en matière de structuration des opérations à l’international. Celles-ci, a-t-il indiqué, constituent un point fort dans la stratégie globale de la HSBC en tant qu’institution financière d’appui aux entreprises et de financement des opérations purement commerciales.
« Africa is clearly a continent which will see significant investment and trade flows over the next five decades », a déclaré Noel Quinn. Pour lui, avec l’accroissement des échanges Sud-Sud, un nombre plus important de sociétés basées à Hong Kong et ailleurs en Asie est en train d’étudier les voies et moyens de pénétrer les marchés émergents du continent africain. Selon Dean Lam de HSBC Mauritius, les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique ne cessent de grossir et se situent actuellement à environ 150 milliards de dollars par an. Maurice, a-t-il poursuivi, dispose d’une main-d’oeuvre bilingue, d’un secteur des services financiers en effervescence, ce qui la place en bonne position en tant que plateforme pour les entreprises qui veulent étendre leurs opérations en Afrique.
Les membres de la délégation mauricienne ont aussi parlé des points forts de Maurice en tant que centre financier régional. Ils ont fait état, entre autres, de l’appartenance du pays aux blocs régionaux de la SADC et du COMESA et des avantages d’une telle appartenance aux plans commercial et de l’investissement. L’augmentation du nombre de traités de non double imposition et d’accords de promotion et de protection de l’investissement signés avec des pays africains a été soulignée.
Selon des recherches entreprises par la HSBC, les échanges commerciaux et de capitaux entre les marchés émergents pourraient croître de dix fois d’ici à 2050. Le groupe bancaire anticipe une forte hausse des échanges commerciaux Sud-Sud, celles-ci devant représenter 73 % des exportations totales de la Chine d’ici à 2050 contre 47 % en 2010. Disposant de 30 % des réserves minières du monde, l’Afrique demeure une plateforme d’affaires des plus intéressants pour l’avenir, soutient la HSBC.