La part de Maurice dans les investissements directs étrangers faits en Inde par le truchement des sociétés du secteur du « Global Business » est tombée à moins de 10% en 2013, plus exactement à 9,28%. C’est ce souligne le Press Trust of India (PTI) dans une de ses récentes éditions en se basant sur des informations provenant de la Financial Services Commission (FSC) de Maurice.
Les investissements en direction de la Grande Péninsule passant par le secteur du Global Business ont lourdement chuté, atteignant, selon le PTI, un « historic low » de moins de 10% alors que les parts des autres régions (Afrique, Europe, Amériques et certains pays asiatiques) ont grimpé.
La baisse de la part de l’Inde, souligne le PTI, serait due à l’incertitude entourant les négociations concernant le traité de non-double imposition (Double Taxation Avoidance Agreement) avec Maurice. « Negotiations to amend the Indo-Mauritius tax treaty have been hanging fire for a long time amid India’s apprehensions that it is being misused to route unaccounted money and evade taxes », ajoute le PTI.
Citant des données obtenues de la FSC, le PTI indique que la part de l’Inde dans les investissements canalisés par les sociétés du « Global Business » s’élevait à 32,27% en 2010 avant de passer à 23,25% en 2011 puis à 15% en 2012. En revanche, la part de l’Afrique n’a cessé de grossir : de 30% en 2011 à plus de 40% en 2011 et à environ 51% en 2012. L’année dernière, l’Afrique attirait 54% des investissements totaux passant par Maurice.
« Till a few years back, Mauritius was largely dependent on the Indian market, but the island nation adopted an African strategy after investment flows to India began slipping amid tax treaty apprehensions. However, Mauritius says that India remains an important partner for Mauritius and it has been closely following policy developments concerning the two countries », fait ressortir le PTI.
Faisant référence à une interview que lui avait accordé le nouveau président de la FSC, Rajesh Ramloll, le PTI annonce que ce dernier, tout en mettant l’accent sur les efforts de Maurice pour répondre aux interrogations de la partie indienne, avait soutenu que le centre financier mauricien demeurait une voie économique et efficiente pour la canalisation des investissements étrangers en direction de l’Inde. Le PTI note également que Rajesh Ramloll avait aussi souhaité un règlement rapide des questions concernant l’avenir du traité de non double imposition car cela sera non seulement bénéfique aux deux pays mais donnera plus de confiance aux investisseurs tout en assurant une certaine prévisibilité au niveau de l’application du traité.
Par ailleurs, citant il y a environ deux mois des données fournies par le Department of Industrial Policy and Promotion, le PTI avait indiqué que Singapour avait ravi à Maurice la première place des principales sources d’investissements directs étrangers en Inde. La part de Singapour, soit 5,98 milliards de dollars en 2013-2014, représentait environ 25% du montant total de US$ 24,3 milliards. Celle de Maurice s’est chiffrée à US$ 4,85 milliards. « The inflows from Mauritius in the last fiscal are lowest since 2006-07. On the other hand, FDI inflow of $5.98 billion in 2013-14 is the highest ever received from Singapore since 2006-07 », précisait le PTI.
Citant des experts en matière de fiscalité, le PTI avait observé que le flux d’investissements directs en provenance de Maurice avait commencé à diminuer avec l’annonce des General Anti Avoidance Rules (GAAR), nouvelles dispositions pour contrer les abus fiscaux, et de l’éventuelle renégociation du traité de non-double imposition entre Maurice et l’Inde.