Le rapport de la Financial Services Commission (FSC) pour l’exercice financier 2011, rendu public cette semaine, fait état d’une baisse sensible du chiffre d’affaires et des profits avant impôt des compagnies de gestion (management companies) du secteur du Global Business pour l’année écoulée, une situation contrastant avec celle du secteur de l’assurance dont les actifs totaux ont crû de 8 % pour s’élever à Rs 95,9 milliards.
Selon les données fournies par les management compagnies elles-mêmes (incluant les Corporate Trustees), le chiffre d’affaires pour 2011 a atteint US$ 86,9 millions contre US$ 151,3 millions en 2010, année marquée par une progression des recettes pour environ US$ 5 millions. Pour ce qui est des bénéfices avant impôt, le montant enregistré en 2011 se situait à US$ 24,8 millions contre US$ 53,9 millions en 2010 et US$ 59,2 millions en 2009.
Le rapport annuel de la FSC indique que le nombre de Global Business Companies (GBC) de catégorie 1 (celles pouvant prendre avantage des traités de non-double imposition) enregistrées auprès de la FSC a maintenu une tendance à la hausse, se chiffrant à 9 758 à la fin de l’exercice alors que les sociétés détenant une licence de GBC-2 étaient au nombre de 14 166. La FSC rapporte que toutes ces sociétés étaient servies par 154 management companies. Il y avait, à fin décembre 2011, 829 fonds globaux dans le secteur dont les trois principaux marchés étaient l’Inde, l’Afrique et d’autres pays asiatiques.
Se référant au secteur de l’assurance, la FSC observe que celui-ci a poursuivi sa croissance, les actifs des 21 compagnies opérant dans ce secteur ont augmenté de 8 % pour se chiffrer à Rs 95,9 milliards. Les primes brutes encaissées par ces compagnies ont crû de 9 %, passant de Rs 17,5 milliards à Rs 19,2 milliards. Dans le sous-secteur de l’assurance générale, le nombre de polices en vigueur a diminué : de 446 270 à 419 516. Les polices d’assurance automobile étaient les plus élevées : 68,5 %. « The 287 370 motor policies and 132 146 non-motor policies generated Rs 6.2 billion of gross premiums for the year 2010/2011, representing an increase of 12 %, compared with the previous year », écrit la FSC.
S’agissant de l’assurance-vie ou assurance à long terme, la valeur totale des primes s’est située à Rs 12,9 milliards, en progression de 8 % par rapport à l’année précédente. Les actifs consolidés des 11 compagnies offrant des produits d’assurance à long terme se montaient à Rs 84,2 milliards contre Rs 75,4 milliards en 2009/2010.
Par ailleurs, concernant le marché boursier, le rapport de la FSC fait état de désinvestissements nets de Rs 478,3 millions de la part des investissements étrangers sur le marché officiel contrairement à 2010 quand ce même marché avait enregistré un montant positif de Rs 1,5 milliard. Sur le Development & Enterprise Market, il y a eu des investissements nets de Rs 33,4 millions en 2011, en repli par rapport à 2010 (+Rs 45,9 millions). Parlant du Global Board of Trade, la FSC annonce que 294 441 contrats ont été négociés sur ce marché en 2011 pour un montant de US$ 8,1 milliards. Le chiffre d’affaires pour le marché des produits dérivés de matières premières a été d’environ US$ 5 milliards alors que celui du marché des produits dérivés des devises a été de l’ordre de US$ 3,2 milliards.
La FSC a réalisé un excédent de Rs 597,9 millions sur les douze mois se terminant au 31 décembre 2011. Le bilan précédent, qui couvrait une période de dix-huit mois, indique un excédent de Rs 808,9 millions.
Marc Hein, président du conseil d’administration de la FSC, situe dans ce rapport le rôle du régulateur des services financiers non-bancaires pour le maintien de la réputation de Maurice en tant que centre financier et les efforts déployés en vue d’instituer un cadre régulatoire des plus solides. Marc Hein est d’avis qu’il faut « re-engineer » le secteur des services financiers en vue de lui donner les moyens de faire face aux défis confrontant le monde des affaires tant à Maurice qu’à l’étranger.
La chief executive de la FSC plaide, elle, pour l’adoption de normes de bonne conduite et de gestion. En effet, Clairette Ah-hen considère qu’il faut accorder un traitement juste aux investisseurs aussi bien qu’aux consommateurs de services financiers. La FSC, annonce-t-elle, continuera à former son personnel afin de pouvoir offrir des services de qualité.