Les centres financiers comme celui de Maurice se doivent aujourd’hui, dans le sillage de la crise financière et économique globale, de veiller à ce que leurs normes régulatoires soient au même niveau que celui des normes prescrites par diverses organisations internationales et de s’assurer que leur réputation ne soit pas salie par des crimes financiers. C’est ce qu’a souligné, ce matin, Clairette Ah Hen, chief executive de la Financial Services Commission au lancement officiel d’un guide pour le secteur du Global Business.
Selon Clairette Ah Hen, l’accent est mis aujourd’hui sur les normes internationales plus particulièrement celles portant sur la transparence dans les opérations et l’échange d’information entre les régulateurs. Il ne suffit plus d’avoir un cadre légal approprié. Les instances internationales responsables de l’élaboration des normes régulatoires jouent un rôle plus actif dans le contrôle des normes et veulent que les régulateurs des centres financiers fassent la démonstration de leur engagement et de leur capacité dans l’application des normes internationales.
Parlant de Maurice, la CEO de la Financial Services Commission (FSC) a estimé que le pays est sur la bonne voie quant au respect des normes établies par des organisations telles l’OCDE, l’IOSCO, l’IAIS et l’OPS. D’ailleurs, a-t-elle poursuivi, l’OCDE (Organisation Pour la Coopération et le Développement économique) avait, dans un rapport soumis en octobre 2011, confirmé le statut de Maurice « as a trusted, transparent and well-established International Financial Centre ». Clairette Ah Hen s’est aussi félicitée de la participation de Maurice au sein du Financial Stability Board Regional Consultative Group pour l’Afrique subsaharienne et de l’élection de la FSC à la vice-présidence du Committee of Insurance, securities and Non-Banking Financial Authorities pour la SADC, démontrant ainsi le respect dont jouit le régulateur des services financiers non-bancaires mauricien au sein du groupe régional.
Tout en souhaitant une collaboration étroite entre les opérateurs et la FSC, le respect des normes régulatoires par les opérateurs et un parfait équilibre entre la réglementation et des opérations business-friendly, Clairette Ah Hen a déclaré que la publication d’un guide va permettre aux investisseurs et pourvoyeurs de services de mieux comprendre le processus menant à l’obtention d’un permis d’opération. Le guide aidera également à enlever les goulots d’étranglement dans le processus de demande de permis et contribuera par ailleurs au renforcement de la compétitivité de Maurice en tant que centre financier international offrant de la substance. « This guide is working tool — dynamic and not static — which will be updated as we develop new products or as we improve processes within the FSC or as we enhance collaboration with service providers and licensees and come up or resolve new issues », a déclaré Clairette Ah Hen.
La CEO de la FSC a indiqué que des sessions de formation des professionnels du Global Business seront organisées par la FSC au moins deux fois l’an. La commission organisera également, du 16 au 18 avril, un atelier de travail sur les normes régissant les produits islamiques.