En 2013, le parc automobile mauricien comptait 443 500 véhicules. C’est ce qu’a révélé le ministre de l’Environnement et du Développement durable Deva Virahsamy jeudi à l’ouverture du 2e atelier national sur la Global Fuel Economy Initiative au Maritim Hotel, à Balaclava. Ce projet, initié en 2009 par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, vise à aider les pays à élaborer des politiques pour l’économie et l’utilisation efficiente de carburant.
« Notre flotte de véhicules a augmenté substantiellement durant la dernière décennie et a plafonné à environ 443 500 véhicules en 2013, comparés à quelque 276 400 en 2003 », a déclaré le Deva Virahsawmy devant un parterre composé, entre autres, de Jane Akumu, UNEP Programme Officer, et d’Éric Van Halewyn, représentant de la délégation de l’Union européenne. Cette augmentation du nombre de véhicules sur nos routes a eu pour conséquence une émission de 969 500 tonnes de dioxyde de carbone en 2013, représentant 25,3% du total de nos émissions pour notre secteur de l’énergie. « Cette tendance à la hausse va probablement s’accélérer à l’avenir ! »
Ainsi, selon les prévisions, le nombre de véhicules doublera à Maurice d’ici 2030 et triplera même en 2050 pour atteindre 691 929. « Les dernières statistiques démontrent que nous importons annuellement 210 000 tonnes métriques de diesel et 130 000 tonnes métriques de gazoline, ce qui représente 35% de nos importations de produits pétroliers. Et cela a un impact direct sur nos factures d’importations de carburant ainsi que sur nos émissions de gaz à effet de serre à partir de nos véhicules », devait ajouter Deva Virahsawmy. Il a souligné que notre facture pour l’importation des produits pétroliers a augmenté d’environ 111% durant les 5 dernières années, allant de Rs 6,9 milliards en 2009 pour atteindre Rs 14,6 milliards en 2013.
« Mon ministère a cependant déjà pris des mesures proactives ces dernières années pour améliorer la qualité des produits pétroliers dans le but de réduire les émissions des véhicules et améliorer la qualité de l’air ambiant », a rappelé l’intervenant. Parmi les mesures, Deva Virahsawmy a cité l’introduction de l’essence sans plomb en 2002, la réduction de la teneur en souffre du diesel à 500 parties par millions, des incitations fiscales pour encourager l’achat de voitures écologiques, la réduction d’Excise Duty de 25% sur les voitures électriques et l’augmentation des amendes sous le Road Traffic (Control of Vehicular Emissions) Act de Rs 1 000 à Rs 10 000 pour les véhicules fumigènes.
Le ministre a rappelé que ce 2e atelier national sur la Global Fuel Economy Initiative (GFEI) a pour principal objectif de présenter à ceux concernés les principales conclusions et les politiques recommandées sous ce projet. Le premier atelier s’est tenu l’année dernière en juillet. « La GFEI a élaboré une feuille de route pour mettre en oeuvre le concept de “50 by 50” qui vise à réduire de 50% d’ici 2050, la consommation de carburant et les émissions des véhicules. Réussir cela est ambitieux, mais c’est d’autant plus crucial que la flotte de véhicules dans le monde triplera d’ici là », a-t-il précisé.