Les remous provoqués par l’annonce de la fermeture des écoles de l’APEIM ont mis en exergue les difficultés financières et autres problèmes auxquels sont confrontées d’autres écoles s’occupant des enfants handicapés. L’idée d’un regroupement de ces institutions proposée par Armoogum Parsuramen, fondateur et président de la Global Rainbow Foundation, a été bien accueillie dans ces milieux. C’est ainsi que les directeurs et les PTAs se rencontreront demain matin à la Salle de Conférence BPML à Ébène pour créer la Federation of Managers of SEN Schools Mauritius.
Armoogum Parsuramen, qui a été ministre de l’Éducation dans le passé et qui a occupé des postes de responsabilités dans le domaine de l’éducation au niveau international, connaît bien la situation des enfants avec un handicap. Il avait invité ces écoles spécialisées à participer à un atelier de travail le 26 juin dernier axé sur les Challenges facing SEN Schools. La nécessité d’un regroupement des ONG a été évoquée ce jour-là afin de mieux faire entendre leurs voix sur des questions communes, et le fondateur de Global Rainbow Foundation leur a proposé alors l’idée d’une fédération.
La Global Rainbow Foundation, dont l’action est orientée vers les groupes les plus vulnérables, a répertorié une centaine d’organisations s’occupant de l’éducation des handicapés et qui ont été toutes invitées à la rencontre prévue demain pour ratifier cette décision visant à créer cette fédération. « Il y a une trentaine de SEN schools qui sont enregistrées auprès du ministère de l’Éducation mais il y a beaucoup d’autres organisations inconnues qui font un travail formidable dans l’ombre », dit Armoogum Parsuramen.
La directrice de l’APEIM trouve que la proposition de la Global Rainbow Foundation « est une bonne initiative aussi longtemps qu’elle n’est pas perçue comme une démarche politique » et qu’elle arrive au moment opportun. « Les SEN schools ont beaucoup de problèmes similaires et il nous faut nous mettre ensemble pour faire des propositions en commun. Cela nous permettra d’avoir une action concertée sur des questions spécifiques vis-à-vis des autorités », dit Irène Alessandri.