Les prix des plaquettes d’or (gold bars) lancées par la Banque de Maurice sont affichés à la hausse ce matin, au deuxième jour suivant le lancement de ce projet d’encouragement à l’épargne par le président de la République, Kailash Purryag. C’était lors du dîner de gala offert par la BoM pour marquer l’ouverture officielle du symposium de l’Official Monetary and Financial Institutions Forum (OMFIF).
Proposées en trois versions (10 grammes, 50 grammes et 100 grammes), ces gold bars ont été mises en vente hier matin à respectivement Rs 18 000, Rs 89 150 et Rs 178 150 l’unité. Mais ce matin, le prix de la plaquette de 10 grammes est passé à Rs 18 410 alors que ceux de 50 gm et de 100 gm ont grimpé à Rs 91 200 et Rs 182 250 respectivement.
Parlant de ce projet mardi soir, le gouverneur de la banque centrale, Manou Bheenick, a expliqué que la BoM a voulu donner au public investisseur et à l’épargnant individuel la possibilité d’investir dans une nouvelle catégorie d’actifs. La banque centrale, a-t-il rappelé, vend déjà de l’or industriel à des bijoutiers et des pièces d’or au public. La démarche des autorités bancaires intervient après qu’on eut constaté un fort repli du taux de l’épargne domestique (de 29 % en 1992 à 14 % en 2012). Cette baisse, affirme Manou Bheenick, serait en partie due aux taux d’intérêts réels négatifs sur les dépôts bancaires.
« The outlook for normalising rates in the near future is not encouraging. In the absence of attractive financial saving instruments, it is the domestic property market that draws speculative investment with the risk of a real estate bubble », a fait ressortir le gouverneur de la BoM. Pour répondre à la demande du public pour des instruments d’investissement sécurisants autres que les devises qui sont sous la menace d’une dépréciation, la banque centrale, poursuit Manou Bheenick, vient proposer un produit dont les caractéristiques sont attrayantes.
La BoM offre l’option de rachat des gold bars, ce qui rend l’investissement liquide. Celui qui achète l’une des gold bars peut, en cas de besoin subit d’argent, revendre le produit à la BoM. De plus, cette dernière propose ses custodial services en donnant la possibilité aux clients de placer leurs biens dans les coffres de la BoM. Manou Bheenick a également soutenu que les prix pratiqués par la banque centrale seront compétitifs, « set as close as possible to those prevailing on the international bullion market ». À noter que la BoM s’est associée à la Rand Refinery of South Africa pour le Gold Bar Project.
Par ailleurs, la Mauritius Post a émis une Special Commemorative Cover pour marquer la tenue du symposium de l’OMFIF à Maurice. Consacré aux opportunités de développement en Afrique et au renforcement des échanges entre ce continent et les pays d’Asie, ce symposium prend fin aujourd’hui. Des représentants de banques centrales, d’institutions financières internationales et locales, des économistes et universitaires ont participé aux différentes sessions de travail.