La loi Bhadain continue de provoquer des remous au sein du gouvernement. La dernière nouvelle est la démission de la députée orange du No 1, Danielle Selvon, du MSM, le dimanche 8 novembre. Après avoir déclaré sur les ondes d’une radio privée, le samedi 7 novembre, qu’elle ne se sent pas à l’aise au sein de son parti, surtout avant la présentation prochaine à l’Assemblée nationale du Good Governance and Integrity Reporting Bill, et après avoir boycotté le Bureau Politique (BP) du MSM le même jour, Danielle Selvon s’est décidée à démissionner du MSM. Peu avant, la députée avait affiché son désaccord face au projet de loi, en le critiquant. Alors qu’elle dit “réfléchir à son avenir politique”, elle a confirmé qu’elle compte siéger en indépendante au Parlement. Un éventuel rapprochement du MMM n’est pas écarté. Au MSM, on l’invite à démissionner de l’Assemblée nationale et à briguer une nouvelle fois les suffrages.
Outre Danielle Selvon, les députés Sudesh Rughoobur et Bashir Jahangeer ont également émis des réserves au sujet de cette loi. Sudesh Rughoobur avait notamment évoqué des lacunes concernant le transfert du pouvoir de saisie des biens sous la tutelle de la Financial Intelligence Unit, prérogative qui appartient pour l’heure au bureau du DPP. Quant à Bashir Jahangeer, il a affirmé que la loi comporte des failles, surtout en ce qui concerne la saisie immédiate des avoirs. Il estime que cette clause doit être revue.
Au niveau d’autres partenaires de Lalians Lepep, la situation est la suivante : le ML a confirmé sans ambiguïté son soutien indéfectible, mais avec quelques réserves; au sein du PMSD, l’on préfère attendre des conclusions d’un panel de juristes mené par Me Marc Hein, avant de décider du prochain move.