Du jamais vu aux Casernes centrales. Le commissaire de police, Dhun Iswur Rampersad, est engagé dans une véritable guerrilla warfare avec des membres de la force policière pour que des zones d’ombres dans la gestion de la Police Welfare Association (PWA) soient élucidées. Jusqu’ici, malgré que les fonctions soient constitutionnelles, le commissaire de police n’est pas encore parvenu à faire en sorte que les membres du comité directeur de la PWA se plient à une simple directive, en l’occurrence soumettre tous les livres de comptes à un exercice de vérification et d’audit externe suite à des dénonciations de mauvaise gestion formulées par des membres de la force policière.
Un État dans un État
Mais plus grave encore demeure le fait que depuis plus d’une année, soit depuis le mois de juin de l’année dernière, la PWA, se comportant comme un État dans un État, se permet de défier l’autorité symbolisée par le Prime Minister’s Office (PMO). En effet, les directives réclamant les livres de comptes et autres documents de la PWA n’émanent de nulle autre institution que de l’Office of Public Sector Governance (OPSG), anciennement le Management Audit Bureau, sous la tutelle du PMO.
Un an après, jugeant que la plaisanterie aura trop duré ou encore sous la pression du PMO, ministère de tutelle pour la force policière, le commissaire Rampersad ne s’est trouvé que devant nul autre choix que de passer à l’offensive avec une série de correspondances les unes les plus menaçantes que les autres au comité directeur de la PWA, donnant l’impression que la partie est loin d’être terminée aux Casernes centrales.